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Cnam : une première vague de 55 villes moyennes vont accueillir de nouveaux centres

Publié le
par
V.F. avec AEF
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Jeunesse, éducation et formation

Le Conservatoire national des arts et métiers (Cnam) a annoncé, jeudi 26 septembre 2019, le nom des 55 premières villes dans lesquelles vont être implantés de nouveaux centres relais dans le cadre de son projet "Au cœur des territoires". L’objectif étant fixé à 100 sites en trois ans dans des villes moyennes où il n’existe pas d’offre de formation équivalente. 

“Comment offrir une offre de formation de qualité au plus près des territoires", a entamé Olivier Faron, administrateur général du Cnam, à l’occasion du lancement national de cette opération "Au cœur des territoires", jeudi 26 septembre 2019, en présence de Muriel Pénicaud, ministre du Travail, de Frédérique Vidal, ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, et de Jacqueline Gourault, ministre de la Cohésion des territoires et des Relations avec les collectivités territoriales. "Le Cnam était déjà présent sur tout le territoire français avec 150 centres, mais nous devions aller plus loin. C’est un moment historique pour le Conservatoire car ce sont aujourd’hui 55 villes qui vont accueillir un nouveau centre du Cnam", s’est-t-il félicité. 
À l’occasion du lancement national de cette opération, annoncée fin janvier 2019, il a également souligné que cette initiative a pour objectif "d’agréger toutes les forces en présence sur les territoires", notamment "les entreprises, les organisations professionnelles, les collectivités, les missions locales…". La ministre du Travail, Muriel Pénicaud, a souligné que cette initiative s’inscrit dans la logique de démocratisation de l’accès à la formation qui va se concrétiser avec le lancement de l’appli mobile du compte personnel de formation (CPF).

90 dossiers déposés auprès du Cnam

Les 55 villes "moyennes" sélectionnées pour accueillir des "points d’accès à la formation" du Cnam ont été choisies à l’issue d’un "appel à manifestation d’intérêt" lancé à la mi-mai. Au total, 85 dossiers ont été déposés auprès du Cnam. Les 35 qui n’ont pas été sélectionnés seront réétudiés ultérieurement, après avoir été retravaillés, avec le soutien de la Banque des Territoires, partenaire de l’opération. Après une phase de consolidation, les différentes candidatures ont été analysées puis sélectionnées par un jury composé de représentants du Conservatoire, de la direction du programme Action Coeur de ville (ACV), de Villes de France, de l’Assemblée des communautés de France et de la Banque des territoires. 
Le Cnam indique que les 55 lauréats de cette première vague "offrent ainsi une réponse efficiente et de proximité aux besoins des habitants comme des entreprises".
“De toutes tailles et de tous profils socio-démographiques, ces villes lauréates, dont 67% sont situées en territoires d’industrie, représentent l’ensemble des régions métropolitaines ainsi que des collectivités d’outre-mer”, a par ailleurs précisé Jacqueline Gourault. 

Recherche d’un modèle économique "soutenable"

La création des 55 nouvelles implantations du Cnam est en partie financée par la Banque des territoires dans le cadre du programme Action cœur de ville. Olivier Faron se félicite de n’avoir "demandé aucune dotation publique pérenne pour ce programme. Nous nous voulons soutenables : nous devons à terme trouver un modèle à l’équilibre, avec les ressources de l’alternance, du CPF, du PIC…", a-t-il ajouté.

Dans cette optique "de trouver un modèle économique ne reposant pas que sur les ressources publiques", Michel-François Delannoy, responsable du programme "Cœur de ville" de la Banque des Territoires, a indiqué qu’une étude était lancée avec le Cnam pour évaluer "l’intérêt qu’il y aurait à créer une structure de portage commune pour pérenniser ces antennes avec un modèle économique soutenable". La Banque des Territoires est également prête à "mobiliser [ses] ressources d’expertise et d’ingénierie - définition des projets, analyse des besoins de qualification, captation de ressources pour faire le marketing de l’offre, etc.".
Michel-François Delannoy a par ailleurs fait savoir que le Cnam allait choisir dix "sites pilotes" parmi les 55 villes lauréates qui bénéficieront, de la part de la Banque des Territoires, d’un financement d’amorçage sur les deux prochaines années. L’objectif étant d’explorer les conditions d’un modèle économique viable et pérenne des structures locales.... 

Une soixantaine de parcours proposés

Sur chaque territoire, un catalogue d’une soixantaine de parcours de formations est proposé, mixant "diplômes nationaux, titres Répertoire national des certifications professionnelles, certifications professionnelles…" Ces titres et diplômes "répondent à des besoins de professionnalisation, de montée en compétences et/ou de remise à niveau" et couvrent "une quinzaine de filières métiers, de l’entrepreneuriat au commerce, en passant par le numérique ou la comptabilité". Du point de vue pédagogique, et "pour s’adapter aux contraintes professionnelles et personnelles de chacun, les formations sont dispensées en présentiel, en hybride, en alternance ou à distance", précise le Cnam.
Toutefois, l’offre proposée sur ces nouveaux "centres relais" ou "points d’accès à la formation" va plus loin que la seule formation professionnelle. Le Conservatoire national assure en effet sur chaque implantation "une ingénierie de parcours qui allie conseil en orientation et en insertion professionnelle [et] VAE (validation des acquis de l’expérience)".

Offre éligible au CPF 

Le Cnam souligne par ailleurs que la totalité de l’offre proposée dans ces nouveaux centres est "éligible au compte personnel de formation, ce qui permet à chaque collectivité de piloter son offre, notamment grâce aux possibilités d’abondement". Le lien entre le CPF et l’initiative a également été souligné par la ministre du Travail qui a rappelé que, "fin novembre, 33 millions de Français vont avoir leur application mobile avec leurs droits à la formation mais aussi toute l’offre certifiante disponible. Trois clics et on s’inscrira en formation", s’est-elle félicitée.

Programme "Action cœur de ville"

Le projet "Au cœur des territoires" du Cnam s’inscrit dans le cadre du programme Action cœur de ville porté par l’État, la Banque des Territoires, Action logement et l’Anah (Agence nationale de l’habitat). Le Cnam a conventionné, le 1er avril 2019, avec la ministre de la Cohésion des territoires et des relations avec les collectivités territoriales pour s’inscrire dans ce programme. Cette convention, signée pour trois ans, permet aux villes concernées de "mobiliser les financements nécessaires à la mise en œuvre" de leur projet avec le Cnam.

Les 55 premières villes sélectionnées

•    Auvergne-Rhône-Alpes : Aurillac, Montélimar et Roanne ;
•    Bourgogne-Franche-Conté : Chalon-sur-Saône, Nevers et Vesoul ;
•    Bretagne : Fougères, Morlaix, Quimper et Saint-Brieuc ;
•    Centre-Val-de-Loire : Bourges et Vierzon ;
•    Corse : Bastia ;
•    Grand Est : Châlons-en-Champagne, Charleville-Mézières, Chaumont, Colmar, Épinal, Lunéville, Saint-Avold, Saint-Dié-des-Vosges, Saint-Dizier, Saint-Louis, Saverne, Thionville, Troyes, Verdun et Vittel ;
•    Guadeloupe : Basse-Terre ;
•    Guyane : Saint-Laurent-du-Maroni ;
•    Hauts-de-France : Beauvais, Château-Thierry et Maubeuge ;
•    Île-de-France : Coulommiers, Montereau-Fault-Yonne et Les Mureaux ; 
•    Mayotte : Mamoudzou ;
•    Normandie : Cherbourg-en-Cotentin, Dieppe et Saint-Lô ; 
•    Nouvelle Aquitaine : Cognac, Marmande et Niort ;
•    Occitanie : Alès, Montauban et Sète ;
•    Pays de la Loire : Chateaubriant-Derval, La Roche-sur-Yon et Saumur ;
•    Provence-Alpes-Côte d’Azur : Brignoles, Grasse et Manosque ;
•    La Réunion : Le Port et Saint-Joseph ;
•    Collectivité de Saint-Martin : Saint-Martin.

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