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Emploi - De plus en plus d'entreprises adhèrent à des groupements d'employeurs pour l'insertion et pour la qualification

Dix nouveaux groupements d'employeurs pour l'insertion et pour la qualification (Geiq) ont été labellisés en 2013, d'après un bilan publié par le CNCE-GEIQ, leur tête de réseau. Le nombre d'entreprises adhérentes à ces groupements a augmenté de 4%. Le collectivités représentent 6% de leur financement.

Les groupements d'employeurs pour l'insertion et pour la qualification (Geiq) ont largement progressé en 2013. D'après le bilan de la labellisation 2014, que vient de publier le CNCE-GEIQ, la tête de réseau des Geiq, dix nouveaux groupements ont ainsi été labellisés, portant à 140 leur nombre, sur tout le territoire français.
Ces structures sont des associations à but non lucratif auxquelles des entreprises adhèrent pour résoudre leur problème de recrutement. Les Geiq embauchent des salariés en contrat de professionnalisation à temps plein et les mettent à disposition des entreprises en fonction de leurs besoins et du parcours de qualification du bénéficiaire. Les publics ciblés sont des personnes en difficulté d'accès à l'emploi (jeunes sans qualification, demandeurs d'emploi de longue durée…). "Via la mutualisation des contrats, le Geiq offre ainsi à ses adhérents une capacité de négociation et une flexibilité a priori réservées aux grandes structures", détaille le bilan. Après une période d'accompagnement et de mise à disposition de six à vingt-quatre mois, les entreprises peuvent embaucher directement le salarié.
En 2013, le nombre d'entreprises adhérentes à un groupement de ce type a augmenté de 4%, avec près de 5.200 entreprises membres d'un Geiq. Au total, les 140 Geiq ont effectué 5 millions d'heures de mise à disposition dans les entreprises et les 8.300 personnes en parcours d'insertion dans le réseau ont bénéficié d'1,5 million d'heures de formation qualifiante en alternance.

Reconnaissance dans la loi du 5 mars 2014

A l'heure actuelle, les Geiq, qui ont obtenu une reconnaissance officielle dans le cadre de la loi du 5 mars 2014 relative à la formation professionnelle, l'emploi et la démocratie sociale, couvrent près de vingt secteurs d'activités (bâtiment, métallurgie, propreté, transports, services à la personne, hôtellerie…). Ils ont mis en oeuvre en 2013 plus de 5.000 parcours d'insertion, avec des taux de réussite importants : 76% de personnes obtiennent ainsi une qualification, et le taux de sortie positive vers l'emploi s'élève à 66%. La majorité du temps, ces personnes sont recrutées par les entreprises qui les ont accueillies en alternance.
Les Geiq sont principalement financés par les entreprises adhérentes (80% du budget), à travers la facturation des heures de mises à disposition. Les collectivités locales participent toutefois à leur financement, mais de manière modeste : 6% seulement. "Ces financements restent du domaine de l'initiative en fonction des politiques locales", précise-t-on au CNC-GEIQ. Les aides des collectivités incluent des aides au montage de projets de nouveaux groupements. Une région, Poitou-Charentes, apporte une aide financière en fonction de la réussite des parcours d'insertion. "Les Geiq recrutent traditionnellement pour leur mise en parcours les publics les plus éloignés de l'emploi, souligne le CNCE-GEIQ, en ce sens, et compte tenu de leur coût extrêmement réduit pour la collectivité, les Geiq sont un outil de prédilection pour les politiques de l'emploi."
Le CNCE-GEIQ espère une meilleure reconnaissance de l'intérêt et de l'efficacité sociale du dispositif, avec la publication prochaine d'un rapport de l'Inspection générale des affaires sociales (Igas) sur le sujet.