Energie - Eolien en mer : le futur appel d'offres détaillé en Conseil des ministres

La ministre de l’Ecologie a présenté le 26 janvier une communication en Conseil des ministres sur le lancement du programme de développement de l’énergie éolienne en mer qui donnera lieu à un premier appel d'offres en mai prochain. Comme le président de la République l'a annoncé à Saint-Nazaire le 25 janvier, ce premier appel d'offres de 10 milliards d'euros représente une puissance de 3.000 mégawatts (MW) et porte sur cinq zones : Le Tréport (Seine-Maritime, Somme) - 110 km2 (la définition de la zone tenant compte des avis exprimés lors du débat public organisé en 2010), pour une puissance maximale de 750 MW ; Fécamp (Seine-Maritime) - 88 km2, pour une puissance maximale de 500 MW ; Courseulles-sur-Mer (Calvados) - 77 km2, pour une puissance maximale de 500 MW ; Saint-Brieuc (Côtes d’Armor) - 180 km2, pour une puissance maximale de 500 MW et Saint-Nazaire (Loire-Atlantique) - 78 km2, pour une puissance maximale de 750 MW.
Les offres devront être remises avant le 30 novembre prochain. Les lauréats seront ensuite sélectionnés au 1er semestre 2012, puis, à l’issue d’une étape de "levée des risques" obligatoire, devront confirmer la faisabilité du projet, à l’été 2013, a aprécisé le ministère de l'Ecologie.   La décision d'attribution se fondera "sur le prix d’achat de l’électricité, la qualité du projet industriel et l’insertion des projets dans leur environnement maritime, en tenant notamment compte des activités de pêche", souligne le communiqué du Conseil des ministres. Les installations devront être construites progressivement à partir de 2015.
Issu du Grenelle de l’environnement et en cohérence avec le paquet "énergie climat" européen, le plan français de développement des énergies renouvelables a pour objectif de porter à au moins 23% la part des énergies renouvelables dans la consommation d’énergie à l’horizon 2020, grâce à une augmentation de 20 millions de tonnes équivalent pétrole de la production annuelle d'énergie renouvelable. Le programme de développement de l’éolien en mer s'insère dans ce plan. Il prévoit l'installation de 6.000 MW à l’horizon 2020, soit un millier d’éoliennes représentant un investissement d’environ 20 milliards d’euros. "Il permettra à la France d’améliorer sa position dans l’industrie des énergies marines et de créer de nombreux emplois, a assuré la ministre. Soutenu pendant 20 ans au travers du rachat de l’électricité produite par les éoliennes, cet investissement aura un impact progressif à partir de 2015 sur la contribution au service public de l’électricité, estimé à un peu moins de 4% de la facture d’électricité en 2020". Ce programme complète en outre le soutien annoncé en décembre dernier dans le cadre des investissements d’avenir à des projets innovants de démonstrateurs exploitant les énergies marines, notamment l’éolien flottant, l’énergie hydrolienne ou l’énergie des vagues.

 

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