Équipements sportifs : le Snep-FSU demande que l'État participe à la rénovation aux côtés des collectivités
Un grand plan national pour la construction et la rénovation d'équipements sportifs éco-responsables, c'est ce que demande le Snep-FSU, syndicat majoritaire parmi les enseignants d'éducation physique et sportive (EPS) du second degré.
Cette revendication fait suite aux résultats d'une enquête "flash" menée en septembre auprès des adhérents, qui a mis en évidence qu'au cours des périodes de canicule du printemps et de l'été 2026, 40% des cours d'EPS avaient été annulés, 77% des équipes enseignantes avaient dû modifier leur programmation, 30% des installations sportives utilisées ne disposaient pas de point d'eau et 75% des installations extérieures n'étaient pas dotées de zones d'ombre.
Pour le Snep-FSU, les derniers épisodes de canicule "ont suffi à révéler nos limites pour assurer la continuité d'un service public de qualité : fermetures d'établissements, températures excessives dans les salles, sorties et examens rendus impossibles, malaises d'élèves et de personnels". Pour le syndicat, le bâti scolaire est donc "très largement inadapté pour limiter les impacts de ces canicules".
Il demande donc que l'État se tienne aux côtés des collectivités pour investir "massivement". Si l'investissement en matière de rénovation repose de droit sur le budget des collectivités territoriales, propriétaires de 80% du patrimoine sportif, "l'État, estime le Snep-FSU, ne peut pas se désengager de cet investissement, au risque de continuer à creuser les inégalités territoriales". Il conclut en "exigeant un financement de l'État à la hauteur de cette urgence".