Coopération - Gérer local, viser global : un modèle au coeur du Forum mondial de l'eau

Le sixième Forum mondial de l'eau, qui se tiendra à Marseille du 12 au 17 mars 2012, sera-t-il la vitrine des savoir-faire locaux ? A en croire Henri Bégorre, président du Partenariat français pour l'eau (PFE), il sera en tout cas l'occasion pour les acteurs locaux de faire valoir leurs solutions en vue de mieux gérer cette précieuse ressource. Avec à sa tête un élu – l'homme est maire de Maxéville (Meurthe-et-Moselle), vice-président du Grand Nancy et membre de l'Association des maires de grandes villes de France (AMGVF) et de l'Association des maires de France (AMF) – le PFE est le principal réseau d'acteurs français de l'eau intervenant à l'international (140 membres dont des collectivités, des ministères et ONG) et promet de défendre à Marseille le modèle de gestion de l'eau à l'échelle des bassins versants. "Le savoir-faire français, c'est près d'un demi-siècle d'expérience de gestion intégrée des ressources en eau par les comités de bassin. Il essaimera ailleurs car il est à même d'assurer une démocratie de l'eau et représente une réponse efficace au nécessaire partage de la ressource entre les usages", dit-il. "Et pour cause, ces comités de bassin où les territoires sont historiquement très présents fonctionnent comme de petits parlements locaux de l'eau. C'est un modèle qui, déjà, s'exporte bien mais on peut mieux faire !", a poursuivi Martin Guespéreau, directeur général de l'agence de l'eau Rhône Méditerranée Corse, lors d'une réunion du PFE qui s'est tenue le 7 février.
L'autre proposition phare de ce réseau est d'étendre à l'international le dispositif de solidarité introduit en France par la loi Oudin-Santini. Pour rappel, cette loi votée en 2005 autorise les collectivités territoriales qui le souhaitent, ainsi que les agences de l'eau, à affecter un maximum de 1% des recettes propres à leurs budgets eau et assainissement des actions de coopération décentralisée, du moins si celles-ci visent bien à améliorer l'accès des populations à l'eau potable et aux services d'assainissement. "Ce dispositif pourrait être mieux reconnu. Au niveau européen d'abord, pour se développer, il peut s'appuyer sur la plate-forme Trialog dédiée à la coopération", ajoute Pierre-Marie Grondin, directeur du pS-Eau, un autre réseau d'organismes français et étrangers intervenant dans les secteurs de l'eau, de l'assainissement et de la solidarité. " Au sixième forum, on attend une déclaration politique visant à mieux faire reconnaître le rôle des collectivités. Ce sera un bon point de départ en vue d'améliorer le développement et l'organisation de ces services de coopération décentralisée", a conclu Herni Bégorre.

 

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