JO 2030 : 300 millions d'euros pour les transports en Auvergne-Rhône-Alpes
Une enveloppe de 300 millions d'euros sera consacrée au développement et à la rénovation d'infrastructures de transports en Auvergne-Rhône-Alpes dans le cadre de l'organisation des Jeux olympiques et paralympiques de 2030, ont annoncé ce 16 octobre les ministres des Transports et des Sports, Philippe Tabarot et Marina Ferrari, lors d'un déplacement commun à Albertville, en Savoie.
"Ces 300 millions d'euros sont investis pour favoriser les mobilités pendant la période des Jeux mais aussi pour laisser un héritage sur nos territoires", a expliqué Marina Ferrari. Ces investissements seront financés à parité entre l'État et la région. "Plus de 100 millions" d'euros seront consacrés au ferroviaire, a précisé le cabinet de Philippe Tabarot, en particulier pour moderniser la ligne TER Grenoble-Veynes, quatrième "branche" de "l'étoile ferroviaire" de Veynes, qui dessert aussi Marseille, Briançon et Valence.
Cette ville de 3.200 habitants du département des Hautes-Alpes, blottie dans une vallée, est au coeur des investissements ferroviaires pour les Jeux d'hiver de 2030. En juin 2025, le gouvernement et la région Provence-Alpes-Côte d'Azur avaient déjà annoncé une première enveloppe dans le même cadre, dont 342 millions d'euros pour le rail, en particulier la ligne Marseille-Briançon. "Probablement que s'il n'y avait pas eu ces Jeux olympiques, il aurait été très difficile de pouvoir mobiliser autant de financements sur une ligne de desserte fine du territoire comme Veynes-Grenoble", a souligné Philippe Tabarot, ajoutant : "C'est un exemple concret de ce que les Jeux olympiques peuvent apporter aussi au quotidien des habitants."
Le "protocole d'investissements" annoncé le 16 octobre, à moins de quatre ans des Jeux, vise également à la mise en accessibilité de plusieurs gares savoyardes : Montmélian, Albertville, Aime-la-Plagne ou encore Bourg-Saint-Maurice. Dans cette vallée de la Tarentaise, une partie des investissements (73 millions d'euros) ira, côté routier cette fois, à la route nationale 90, itinéraire bien connu des habitués des stations de ski, régulièrement embouteillée en période de haute fréquentation.
124 millions seront en outre consacrés à la construction d'"ascenseurs valléens" (télécabines, téléphériques ou funiculaires) à Aime-la-Plagne, où se trouvera la piste de bobsleigh, depuis la gare, ainsi qu'entre Bozel et Courchevel, et à des véloroutes.
Réunis à Albertville, dans la halle olympique construite à l'occasion des JO de 1992, Marina Ferrari, Philippe Tabarot, le président LR d'Auvergne-Rhône-Alpes, Fabrice Pannekoucke, et le préfet de région, Étienne Guyot, ont par ailleurs signé l'avenant "mobilité" du contrat de plan État-région (CPER), qui représente un investissement pluriannuel de 1,4 milliard sur les "mobilités du quotidien". Dans la matinée, Philippe Tabarot était passé par l'aéroport de Lyon Saint-Exupéry pour lancer les travaux de l'extension du terminal 2.
Près de deux millions de visiteurs sont attendus au moment des Jeux : ils devront être acheminés sur les différents sites en Savoie, Haute-Savoie, Hautes-Alpes et Lyon (outre les épreuves de patinage de vitesse aux Pays-Bas).