La mortalité routière en hausse de 2,4% en 2025
La mortalité sur les routes françaises a augmenté de 2,4% en 2025, avec 3.515 décès, selon les résultats annuels publiés ce 29 mai par l'Observatoire national interministériel de la sécurité routière (ONISR). Un bilan qualifié de "choc" par Marie-Pierre Vedrenne, ministre déléguée auprès du ministre de l'Intérieur. Soulignant que de nombreux drames "sont encore causés par des comportements excessifs à risque", la ministre a évoqué des vies "qui auraient pu être sauvées".
Les statistiques mettent en évidence que la vitesse excessive ou inadaptée constitue le premier facteur des accidents mortels en métropole, présente dans 29% des cas, devant l'alcool (21%), l'inattention (13%) et les stupéfiants (11%). Les hommes paient le plus lourd tribut et sont aussi les principaux auteurs de ces drames. Ils représentent 77% des tués et 83% des conducteurs présumés responsables d'accidents mortels sur le territoire métropolitain.
Le bilan souligne par ailleurs la vulnérabilité de certaines victimes. Parmi les 3.263 personnes décédées en métropole, 1.216 n'étaient pas responsables de l'accident. Plus de la moitié d'entre elles (53%) appartenaient à la catégorie des usagers vulnérables, qui regroupe les piétons, les cyclistes, les utilisateurs d'équipements de déplacement personnel motorisé et les deux-roues motorisés.
Dans les territoires d'outre-mer, la situation s'est également aggravée avec 252 décès enregistrés, soit une augmentation de 5% par rapport à 2024. Dans ces territoires, la part des hommes parmi les responsables d'accidents mortels atteint 91%.
En métropole, la mortalité a été stable ou en hausse en 2025, dans sept régions - Pays de la Loire, Hauts-de-France, Bretagne, Occitanie, Bourgogne-Franche-Comté, Grand Est et Île-de-France. Elles cumulent 1.838 tués, soit une hausse de 137 tués par rapport à 2024. Dans les six autres régions métropolitaines, la mortalité cumulée est de 1.425 tués, soit une baisse de 67 tués par rapport à 2024.