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Lancement officiel de la quatrième phase des pôles de compétitivité

Publié le
par
Emilie Zapalski pour Localtis
dans

Développement économique

La quatrième phase des pôles de compétitivité a été officiellement lancée le 20 mars 2019 par Agnès Pannier-Runacher. La secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'Economie et des Finances a cherché à rassurer sur les deux sujets de préoccupation actuels : l'éventuel transfert de l'animation des pôles aux régions et leur financement.

Agnès Pannier-Runacher, secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'Economie et des Finances a officiellement lancé la phase IV des pôles de compétitivité le 20 mars 2019, à Bercy, à l'occasion de la 9e semaine de l'industrie. Pour ce quatrième acte, qui va s'étendre de 2019-2022, l'Etat a labellisé 56 pôles, dont 48 pour quatre ans et 8 qui doivent faire leur preuve, sur une durée d'un an, avant d'être prolongés trois ans sous certaines conditions. La secrétaire d'Etat a d'emblée souhaité rassurer les entreprises sur les deux sujets actuels d'inquiétude. Tout d'abord l'éventuel transfert de l'animation des pôles aux régions et les financements. "Nous sommes ouverts à la réflexion sur le transfert de l'animation des pôles, a affirmé Agnès Pannier-Runacher, et la DGE doit étudier en détail cette possibilité ; mais aucune décision hâtive ne sera prise, si cette solution a du sens, nous la choisirons". Cet éventuel transfert avait été évoqué en 2016 dans le cadre d’une évaluation des pôles et a réémergé en janvier 2019 lors d'une discussion entre le ministre de l'Economie et les présidents de région. Les pôles sont très réservés sur le sujet, estimant qu'avoir un seul financeur risquerait de changer l'objet des pôles et de favoriser la concurrence entre eux.

Etudier les modalités du transfert

"Il s'agit pour le moment d'étudier les modalités de ce transfert, précise à Localtis Agnès Pannier-Runacher, l'objectif est bien de simplifier."
Autre sujet de préoccupation : les financements, avec une baisse de la dotation de l'Etat consacrée au fonctionnement des pôles de 18 à 9 millions d'euros d'ici à 2022 et une forte baisse du budget destiné à financer les projets de recherche et développement, de 250 millions d'euros par an à une cinquantaine de millions d'euros, issus du Fonds unique interministériel (FUI). Un budget toutefois complété par 125 millions d'euros des PSPC (projets de R&D structurants pour la compétitivité) du programme d'investissements d'avenir. "Nous sommes conscients de la nécessité de trouver des solutions à court terme sur le FUI, a signalé la ministre, et nous souhaitons réunir toutes les conditions pour faire de cette phase IV des pôles un succès." 
La quatrième phase est aussi placée sous le signe de l'Europe, le gouvernement souhaitant que les pôles puissent se doter d'une dimension européenne. "Certains sont prêts à conquérir l'Europe, d'autres ont plus une dimension régionale, a souligné Agnès Pannier-Runacher, nous voulons des pôles à dimension européenne." L'idée est de favoriser la coopération des pôles avec des entreprises et des organismes européens. Autre axe de cette quatrième phase : une meilleure visibilité du label "Pôles de compétitivité" à partir de regroupements.

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