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Vacances scolaires 2018 - Le dispositif "C'est mon patrimoine !" se donne pour objectif de sensibiliser 60.000 jeunes

Publié le
par
V.L.
dans

Tourisme, culture, loisirs

Politique de la ville

"C'est mon patrimoine !" édition 2018 est lancé. D'abord destiné aux jeunes des quartiers de la politique de la ville, le dispositif avait été élargi en 2017 aux petits ruraux et plus globalement aux "enfants et adolescents des territoires les plus éloignés de la culture". Françoise Nyssen annonce une nouvelle montée en charge cette année, rendue possible par la déconcentration des crédits dédiés aux Drac. Objectif : passer de 40.000 à 60.000 jeunes accueillis, sur 300 sites au lieu de 200 l'année dernière.

Françoise Nyssen a lancé le 26 juin l'édition 2018 de "C'est mon patrimoine !", dispositif qui vise à sensibiliser les enfants et les adolescents, dans les territoires prioritaires, urbains et ruraux, durant les vacances scolaires, à la diversité des patrimoines au travers de programmes d'activités pluridisciplinaires.
Le dispositif date de 2005. Alors destiné aux jeunes des quartiers ZUS, il avait pour nom "Les Portes du Temps", jusqu'à ce qu'il soit relancé en 2017 par la ministre de la Culture de l'époque, Audrey Azoulay sous son nouvel intitulé, avec une nouvelle feuille de route (le public s'élargit aux "enfants et adolescents des territoires les plus éloignés de la culture") et un budget à la hausse (+57% par rapport à 2016). De 28.000 jeunes sensibilisés en 2016, on était effectivement passé à 40.000 jeunes accueillis l'année dernière sur 200 sites.

Jouer à l'archéologue ou au tailleur de pierre

Pour 2018, l'ambition est fixée à 60.000 jeunes accueillis sur 300 sites : musées, monuments, friches industrielles, sites archéologiques, archives et patrimoine immatériel... Sont prévus des ateliers, visites théâtralisées, jeux de piste, lectures, danse, arts numériques... Plusieurs sites* proposent par exemple aux jeunes participants de se glisser dans la peau d'un archéologue. D'autres pourront jouer au tailleur de pierre médiéval (au Fort Saint-André à Villeneuve-lès-Avignon) ou au prince au temps du Roi-Soleil (dans le château de Fontainebleau). Ou faire du photoreportage dans l'Abbaye de Daoulas, dans le Finistère, s'initier à l'écriture chorégraphique au musée Paul-Dini de Villefranche-sur-Saône, ou à la réalisation vidéo dans la Cité de Carcassonne... A l'issue de sa visite, chaque enfant bénéficie d'un pass ambassadeur pour revenir avec ses parents et devenir à son tour passeur de patrimoine.

Déconcentration auprès des Drac

"C'est mon patrimoine !" est piloté, au niveau national, par la Direction générale des patrimoines (DGP) du ministère de la Culture, et par le CGET (Commissariat général à l'égalité des territoires), dans le cadre de leurs objectifs communs en faveur de la cohésion sociale, de l'intégration et de l'accès à la culture. Les sites sont sélectionnés sur appels à projets. Pour accentuer la dynamique en 2018, Françoise Nyssen a décidé la déconcentration des appels à projets et des crédits dédiés, ils sont désormais directement gérés par les directions régionales des affaires culturelles (Drac).
Le dispositif est en effet piloté au niveau régional par les Drac, avec les DRJSCS (Directions régionales de la jeunesse, des sports et de la cohésion sociale), et en collaboration avec les DDCS/PP (directions départementales de la cohésion sociale et de la protection des populations).
Les fédérations d'éducation populaire sont impliquées dans le dispositif, à l'échelle nationale (coordination et communication), régionale, voire locale. Le dispositif s'appuie aussi sur les partenariats nationaux ou locaux avec le Centre des monuments nationaux (CMN), et diverses institutions dans tous les champs du patrimoine. Les collectivités territoriales peuvent aussi être impliquées dans l'opération, financièrement ou comme porteurs de projets.

*Sur le site archéologique de Glanum dans les Bouches du Rhône, au musée de Bibracte à Saint-Léger-sous-Beuvray en Saône-et-Loire, au musée de l'Alta Rocca à Lévie en Corse du Sud, sur le site archéologique de Sanxay dans la Vienne ou encore dans le théâtre antique gallo-romain de Mandeure dans le Doubs.

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