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Le gouvernement lance la nouvelle prime à la rénovation énergétique

Le gouvernement a officiellement lancé ce 8 janvier MaPrimeRénov', une nouvelle aide financière à la rénovation énergétique des logements, destinée à remplacer le précédent système de crédit d'impôt aux ménages.

Julien Denormandie, ministre chargé de la Ville et du Logement, et Emmanuelle Wargon, secrétaire d’État auprès de la ministre de la Transition écologique et solidaire, ont lancé officiellement ce 8 janvier MaPrimeRénov’, la nouvelle aide financière à la rénovation énergétique des logements des particuliers, destinée à remplacer le précédent système de crédit d'impôt pour la transition énergétique (CITE). Versée par l'Agence nationale de l'amélioration de l'habitat (Anah), cette aide est accessible aux propriétaires occupants sous conditions de ressources et cible les logements situés en France métropolitaine et en outre-mer dont la construction est achevée depuis deux ans minimum.

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Le montant de la prime qui sera versée dépendra à la fois du niveau des revenus du ménage qui la demande et du gain écologique des travaux envisagés (chauffage, isolation, ventilation…), réalisés par des professionnels disposant d'une qualification ou d'une certification RGE (Reconnus garants de l'environnement). Pour les mêmes travaux, la prime sera cumulable avec les aides versées au titre des certificats d'économies d'énergie (CEE), les aides d'Action Logement ou des collectivités locales. Un site internet - www.maprimerenov.gouv.fr - et un numéro de téléphone - 0.808.800.700 - sont à la disposition des particuliers pour les aider à déterminer la prime à laquelle ils sont éligibles.
Il s'agit d'un "outil extrêmement simple (et) beaucoup plus juste" que le précédent système, a affirmé Julien Denormandie.  La prime, doit être versée dans les 15 jours après la validation de la demande, et donc l'année des travaux, ce qui n'était pas le cas du CITE.  "Le système tel qu'il était n'était pas satisfaisant", a assuré le ministre du Logement. "Tout ça ça prenait 18 mois. La conséquence, c'est que vous aviez un reste à charge qui était trop important pendant une durée qui était trop importante."

Inquiétudes du secteur du bâtiment

La transformation du CITE en prime inquiète toutefois le secteur du bâtiment, qui regrette notamment que les 20% des ménages les plus riches soient exclus du dispositif pour la majeure partie des travaux. Les professionnels craignent aussi, à l'inverse du gouvernement, que le système devienne plus complexe en prenant aussi en compte le niveau des revenus des ménages.
De plus, la transformation n'est pas encore complète. Seule la moitié la plus modeste des ménages peut actuellement bénéficier de la prime. Le reste des particuliers éligibles en resteront cette année au crédit d'impôt pour basculer à leur tour dans la prime début 2021. "Ça peut paraître compliqué", mais "on veut être sûrs que toutes les personnes (...) disposent de la meilleure qualité de service", s'est défendu Julien Denormandie.

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