Archives

L’emploi à domicile résiste à la crise

98% des particuliers employeurs ont déclaré avoir maintenu l’activité de leurs salariés en septembre-octobre et 95% lors du deuxième confinement de novembre-décembre, selon un sondage Ipsos réalisé pour la Fédération des particuliers employeurs (Fepem).

Face à la crise, l’emploi à domicile fait preuve de résilience. Selon un sondage mené par l’Ipsos, 95% des particuliers employeurs ont maintenu l’activité de leurs salariés en novembre et décembre 2020. Si le taux est légèrement plus bas qu’en septembre et octobre (98%), il reste donc à un niveau très élevé, confirmant le rétablissement du secteur fort de plus d’1,4 million de salariés, employés par 3,4 millions de particuliers.

Malgré le développement du travail à distance  – et 55% de particuliers en télétravail occasionnel ou régulier - , l’emploi à domicile a résisté, se satisfait aussi la Fédération des particuliers employeurs (Fepem). "La poursuite d’activité largement observée lors du premier confinement pour les assistants de vie s’est généralisée aux autres catégories d’emploi pendant le deuxième confinement", commente l’organisation professionnelle.

Le crédit d’impôt conforté

Autre bonne nouvelle : lors d’une conférence de presse organisée par la Fepem le 11 février, le ministre chargé des comptes publics, Olivier Dussopt, a annoncé le maintien du crédit d’impôt (égal à 50% des dépenses dans une limite annuelle de 12.000 euros) pour les activités réalisées en partie en dehors du domicile du particulier et dans le cadre d’une offre globale de services. Le 30 novembre dernier, un arrêt du Conseil d’État avait invalidé un tel bénéfice s’agissant des activités telles que, par exemple, l’accompagnement d’enfants lors du trajet entre l’école ou le domicile, le portage de nourriture ou le transport de personnes âgées.

"Le gouvernement proposera au Parlement, si nécessaire, des aménagements ultérieurs aux textes en vigueur afin de conforter la sécurité juridique des contribuables ainsi que des opérateurs concernés et de préserver ainsi la stabilité du cadre fiscal dont bénéficie le secteur des services à la personne", a aussi précisé Bercy, le 11 février.