Les licences 5G attribuées en juin, les premiers services attendus fin 2020

L'Arcep a remis son avis (consultatif) sur la procédure d'attribution des licences 5G. La sélection des lauréats s'échelonnera jusqu'en juin 2020 pour un lancement commercial en fin d'année dans au moins deux métropoles.

L'Arcep a publié mardi 17 décembre son avis sur le cahier des charges de la 5G sur la bande 3,4-3,5 Ghz. Un avis consultatif sur un cahier des charges élaboré par ses soins, la touche gouvernementale ne portant que sur le prix de réserve des licences et la répartition des quotas de fréquences soumis, ou non, à enchères. Celui-ci a été établi à 350 millions d'euros à prix fixe pour quatre blocs de 50 Mhz, les blocs de 10 Mhz restants étant mis aux enchères pour un prix plancher de 70 millions d'euros. Si l'autorité s'était prononcée pour un prix de réserve inférieur à celui du gouvernement, elle estime que la facilité de paiement introduite par ce dernier est de nature à "permettre à l’ensemble des opérateurs de pleinement participer à la procédure". Le paiement de la redevance pour les blocs de 50 Mhz sera en effet échelonné sur 15 ans, décision prise à la suite de la consultation publique sur les redevances menée du 28 novembre au 12 décembre.

Facilités de paiement contre ambitions de couverture

En contrepartie de ces modalités de paiement avantageuses, le cahier des charges contient des obligations de couverture ambitieuses. Chaque opérateur devra en effet livrer au moins 25% de ses sites en zone rurale lors des échéances de 2024 (sur un total de 8.000 sites) et 2025 (10 .00 sites), la généralisation de la 5G à l'ensemble du territoire étant envisagée pour 2030. Les autoroutes (17.000 km) devront être couvertes en 5G en 2025 et les routes principales (55.000 km) en 2027. Par ailleurs une montée en débit est prévue sur l'ensemble du réseau, 75% des sites devant offrir au moins 240 Mbit/s dès 2022. Autre avancée que les élus locaux apprécieront, ne figurant cependant que dans les engagements optionnels, les opérateurs fourniront des informations détaillées sur les prévisions de déploiement et les pannes.

Une 5G peut en cacher une autre

La publication du décret et des arrêtés traduisant les obligations gouvernementales dans les prochains jours ouvre donc la voie à l'attribution des licences. Celle-ci s'échelonnera sur un minimum de 20 semaines ou 5 mois. C'est en juin 2020 que les fréquences devraient être formellement attribuées, les opérateurs ayant l'obligation de proposer des services commerciaux en 5G dès la fin 2020 dans au moins deux grandes villes. Pour mémoire, cette attribution n'est qu'une première étape dans le déploiement de la technologie 5G. De la bande 3,4-3,8 Ghz, on attend surtout des débits supérieurs, une sorte de 4G++, mais peu de nouveaux services. Ceux-ci ne viendront qu'avec les fréquences dites "millimétriques" (bande des 26 Ghz) qui promet des débits encore plus importants et un temps de latence quasi inexistant. La problématique de la couverture de cette 5G bis sera également radicalement différente car son déploiement passe par la multiplication des micro-antennes.

 

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