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Les maires invités à ouvrir les équipements sportifs pour les publics prioritaires

Les activités sportives restent autorisées pendant le confinement pour certaines populations, à commencer par les milieux scolaires et périscolaires. La ministre des Sports en appelle aux collectivités pour rendre cette autorisation effective.

Les collectivités sont invitées à ouvrir leurs équipements sportifs pour la pratique sportive de certains publics pendant l'actuel confinement. C'est le sens d'un communiqué de Roxana Maracineanu daté du 30 octobre. La ministre déléguée aux Sports "en appelle aux élus des collectivités, aux maires pour qu’ils permettent l’accès à ces équipements pour les publics prioritaires dès lors que les protocoles sanitaires renforcés et que la limitation des interactions seront garantis".
Publics prioritaires ? Il s'agit des enfants en accueil scolaire et périscolaire, des étudiants en Staps et des personnes en formation continue ou professionnelle, des sportifs professionnels, de haut niveau et espoirs, et enfin des personnes pratiquant sur prescription médicale et des personnes en situation de handicap. Le communiqué ajoute que "les éducateurs sportifs professionnels peuvent également bénéficier d’une dérogation dès lors qu'ils doivent enseigner et/ou maintenir leur condition physique et technique nécessaire à la poursuite de leur activité en sortie de confinement". On peut penser pour ce dernier cas aux éducateurs des collectivités s'adressant à des publics prioritaires dans le cadre du sport sur ordonnance.

Retour du 2S2C

La définition des protocoles sanitaires renforcés est plus floue. Pour les écoles élémentaires, collèges et lycées, le document de l'Éducation nationale en vigueur à compter du 2 novembre dispose, d'une part, que "la distanciation physique […] ne s’applique pas dans les espaces extérieurs entre élèves d’une même classe ou d’un même groupe, y compris pour les activités sportives" ; d'autre part, que "le port du masque n’est pas obligatoire lorsqu’il est incompatible avec l’activité" et notamment les "pratiques sportives". De son côté, l'article 44 du décret n°2020-1310 du 29 octobre 2020 prescrivant les mesures pour faire face à l'épidémie de covid-19 précise que les activités physiques et sportives autorisées doivent "permettre le respect d'une distanciation physique de deux mètres, sauf lorsque, par sa nature même, l'activité ne le permet pas".
Précision importante : pour éviter le brassage des enfants, les accueils périscolaires devront reproduire les groupes mis en place dans l'organisation des classes. En outre, le ministère des Sports annonce travailler avec le secrétariat d'État à la Jeunesse et à l’Engagement, les collectivités et le mouvement sportif "pour que les acteurs associatifs dans le milieu du sport puissent venir au soutien des loisirs périscolaires, au sein des accueils collectifs de mineurs, après l’école et le mercredi". Il précise que "l'activité sportive proposée dans ces accueils respectera une pratique individuelle et adaptée au contexte sanitaire". C'est donc le retour du dispositif 2S2C (sport, santé, culture, civisme) lancé au moment du déconfinement du printemps dernier. Près de 3.000 conventions avaient alors été signées entre le ministère de l'Éducation nationale et les communes pour déployer des activités avec, le cas échéant, l'appui d'éducateurs sportifs associatifs. L'Andes (Association nationale des élus en charge du sport) annonce de son côté qu'"un cadre spécifique […] sera précisé dans quelques jours suite à un travail de concertation avec les associations d’élus" et qu'"un protocole sanitaire renforcé [sera] validé en local par le maire" pour permettre la participation des associations.