Développement des territoires - Lyon et Toulouse plébiscitées par les cadres
Parmi les 14 métropoles créées par la loi de modernisation de l'action publique territoriale et d'affirmation des métropoles, promulguée en janvier 2014, Lyon et Toulouse ressortent comme celles qui allient le mieux dynamisme économique et qualité de vie. D'après l'enquête menée en février 2014 par l'Association pour l'emploi des cadres (Apec) auprès de 3.500 cadres, et publiée le 16 mai 2014, plus de quatre cadres sur dix jugent ainsi ces deux métropoles les plus attractives sur ces deux plans.
L'Apec fait remarquer que les deux métropoles sont les capitales de deux régions, Rhône-Alpes et Midi-Pyrénées, qui sont elles-mêmes considérées comme les plus attractives par les jeunes cadres et les jeunes diplômés. Parmi les autres métropoles les plus attractives, les cadres interrogés par l'Apec citent ensuite Nantes et Bordeaux.
En revanche, si on se cantonne à l'aspect économique, Paris arrive en tête du classement. 72% des cadres interrogés considèrent ainsi que c'est la ville la plus dynamique économiquement. Viennent ensuite Lyon, Toulouse, Nantes, Lille, Bordeaux et Grenoble. Les villes jugées plus dynamiques économiquement, et particulièrement Paris, Lyon et Toulouse, sont aussi celles qui comportent le plus d'opportunités professionnelles. Plus de huit cadres sur dix estiment ainsi qu'il est plutôt facile de trouver un emploi adapté à leur profil à Paris, 74% à Lyon et 57% à Toulouse. L'Apec signale toutefois que les appréciations des cadres sont différentes selon leur lieu de travail. "Par exemple, les cadres travaillant à Paris, Aix-Marseille-Provence ou Bordeaux considèrent de loin Paris comme la métropole la plus attractive de ce point de vue. Mais ceux exerçant à Lyon et à Toulouse estiment que leur métropole est la plus attractive sur le plan économique. Enfin, ceux travaillant à Lille et à Nantes se montrent plus partagés, jugeant leur métropole aussi attractive économiquement que celle du Grand Paris", précise l'Apec.
Une meilleure qualité de vie à Bordeaux, Montpellier, Nantes et Toulouse
Sur l'aspect qualité de vie, ce sont en revanche Bordeaux, Montpellier, Nantes et Toulouse qui obtiennent les premières places. "Elles devancent largement Brest, Rouen ou encore Paris qui sont jugées les moins attractives sur ce plan", précise l'enquête. Mais encore une fois, l'opinion des cadres varie en fonction du lieu où ils exercent leur emploi. Ils ont ainsi tendance à exprimer des préférences pour la ville où ils travaillent. "C'est le cas dans plus de 85% des cas pour les cadres travaillant à Lyon, Nantes ou Toulouse, souligne l'Apec. Seuls les cadres travaillant au sein du Grand Paris font exception. Ils plébiscitent Bordeaux, Toulouse et Nantes en termes de qualtié de vie et seuls 20% d'entre eux vont placer leur métropole parmi les plus attractives sur le plan de la qualité de vie."
Les cadres ont également donné leur opinion sur les critères d'attractivité des métropoles. Et de manière assez surprenante, la proximité avec la nature et les espaces préservés est placée en premier plan (44%), bien devant la présence d'infrastructures de transports denses (25 à 30%) ou même le haut niveau d'équipement scolaire, administratif et médical (25 à 30%). Deuxième facteur d'attractivité, selon les cadres : l'accès facilité vers les réseaux de transports nationaux et internationaux et la densité et diversité des entreprises (pour plus d'un tiers des cadres). 30% des cadres considèrent aussi que la présence au sein d'une métropole de sièges sociaux et d'entreprises à forte notoriété est un critère d'attractivité. En revanche, moins d'un cadre sur cinq considèrent que la présence d'entreprises innovantes est un facteur d'attractivité. "De la même façon, l'existence d'un taux de chômage faible au sein d'une métropole, la présence d'une importante offre d'enseignement supérieur, un niveau de qualification des habitants particulièrement élevé, ou encore les possibilités de création d'entreprise offertes par les métropoles ne représentent pas des critères d'attractivité majeurs pour les cadres", assure l'enquête.
L'Apec signale enfin que plus de six cadres du privé sur dix (62%) habitent et/ou travaillent dans une commune qui appartient à une métropole, au sens de la loi du 27 janvier 2014.