Planification écologique : le gouvernement publie son nouveau "baromètre"
Le gouvernement a mis en ligne ce 18 juin une nouvelle version de son "baromètre" de la planification écologique, qui montre souvent des retards par rapport aux objectifs. Le secrétariat général à la planification écologique (SGPE), rattaché au Premier ministre pour coordonner la politique et les ambitions environnementales et climatiques du gouvernement, avait lancé une première version de cet outil en 2024. La nouvelle version se veut plus complète et met en regard les données avec les stratégies environnementales existantes.
Le site propose un état de l'environnement structuré autour de six grands thèmes : atténuation du changement climatique, à travers la réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES), adaptation au changement climatique, ressources aquatiques et maritimes, économie circulaire, prévention et contrôle de la pollution de l'air, protection et restauration de la biodiversité et des écosystèmes. Chacun d'entre eux est assorti de nombreux indicateurs, hormis l'adaptation au changement climatique qui est mentionnée sans données à ce stade. "Bien que la France soit dotée d'un Plan national d'adaptation au changement climatique (PNACC3, publié en mars 2025), les méthodes d'évaluation quantitative qui en découlent font défaut, d'où l'absence d'indicateurs dans ce baromètre, dans l'attente de travaux en cours", indique le site gouvernemental. "Cela tient tant à la difficulté d'élaborer des projections des conséquences du changement climatique qu'au caractère systémique des politiques d'adaptation, celles-ci portant sur des enjeux physiques et organisationnels", justifie-t-il. La ministre de la Transition écologique a toutefois présenté ce 17 juin un premier bilan de la mise en œuvre du PNACC3, se félicitant que plus d'un an après, "85% des actions" soient engagées.
Sur le fond, certains indicateurs du baromètre témoignent de retards pris par rapport aux objectifs officiels, comme sur le rythme de baisse des émissions de gaz à effet de serre ou le bon état des masses d'eau. En revanche, la qualité de l'air s'améliore, même si de nouvelles normes plus strictes doivent être respectées d'ici 2030, ce qui les rendra plus difficiles à atteindre.