PLF 2021 Éducation et Jeunesse : en hausse de 1,6 milliard d’euros

Premier budget de l’État, le budget 2021 du ministère de l’Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports, présenté au ministère le 28 septembre, se traduit par une hausse de 1,8 milliard d’euros par rapport à 2020, de laquelle il faut déduire 136 millions d’euros affectés au périmètre du sport et 39 millions au périmètre jeunesse et vie associative, soit environ 1,6 milliards d’euros pour le périmètre enseignement scolaire.

Le budget du ministère de l’Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports demeure en 2021 le premier budget de la Nation : 53,6 milliards d’euros consacrés à l’enseignement scolaire, en hausse de 3% et 11% sur les autres crédits, 699 millions d’euros consacrés à la jeunesse et à la vie associative en hausse de 6%. Le tout hors crédits du plan de relance. 
"Le premier degré demeure notre priorité constante.", souligne le ministère de l’Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports (MENJS) dans son dossier de présentation. Dans un contexte de forte baisse démographique - environ 65.000 élèves de moins à la rentrée 2021 -, cela se traduit par "la création de plus de 2.000 emplois". Un budget qui devrait permettre, d’après le MENJS, de "poursuivre le plafonnement à 24 élèves par classe de grande section, CP et CE1" ; "d'étendre le dédoublement des classes aux grandes sections de maternelle en éducation prioritaire" ; de "ne fermer aucune école rurale sauf avec l’accord du maire". En outre, comme prévu, 400 millions d’euros - pour un coût de 500.000 euros "en année pleine" - sont alloués pour la revalorisation des personnels de l’Éducation nationale, notamment pour les "enseignants en début de carrière et les directeurs d’école". "L’amélioration des conditions d’exercice des directeurs d’école sera discutée dans le cadre de l’agenda social du ministère", a-t-il été précisé.
Du fait de l’abaissement de l’âge de la scolarité obligatoire à trois ans en application de la loi "Pour une école de la confiance", 26.000 élèves supplémentaires sont accueillis depuis la rentrée 2019 dans les écoles maternelles. Le MENJS a prévu d’allouer "100 millions d’euros dans le PLF 2021 pour accompagner les communes au titre des frais engagés".
Par ailleurs, avec une dotation de 63.000 euros, le fonds de soutien pour le développement des activités périscolaires continuera d’accompagner les communes qui souhaitent conserver une organisation de la semaine scolaire sur plus de quatre jours en 2021.
Deux millions d’euros supplémentaires seront affectés au fonds destiné à développer des espaces de lecture dans les écoles éloignées d’une bibliothèque publique, le fonds étant déjà doté depuis 2018 de 6,5 millions d’euros. 

Plus de places de BTS 

Concernant le second degré, le MENJS indique par un tour de passe-passe que "l’augmentation des crédits permet de proposer aux professeurs un volume d’heures supplémentaires qui viendront plus que compenser la diminution des emplois". Des ouvertures supplémentaires de places à la rentrée scolaire 2021, qui prolongent celles de la rentrée 2020, s’inscrivent dans le plan "#1jeune1solution" et renforcent les moyens de la filière professionnelle. Ainsi, le dossier de présentation précise que "les places en BTS vont continuer d’augmenter pendant une année afin de répondre à l’augmentation des vœux des élèves vers ces filières en 2020" et que "les efforts déployés en 2020 pour offrir un parcours CAP 3 ans vont être maintenus".

17 millions d'euros pour les cités éducatives

Concernant l’éducation prioritaire, le directeur de cabinet de Nathalie Élimas, la secrétaire d'État chargée du secteur, a fait savoir que le budget consacré au dispositif "Devoirs faits” dans les collèges depuis novembre 2017 est maintenu. Cela permettra la mobilisation d’enseignants volontaires (rémunérés en heures supplémentaires), d’assistants d’éducation, d’intervenants associatifs et de jeunes en service civique. "Depuis la rentrée 2019, cet accompagnement humain est complété par les enseignants en préprofessionnalisation", est-il précisé dans le dossier. 
La politique des internats d’excellence est relancée. "L’objectif est de disposer d’au moins un établissement labellisé internat d’excellence par département d’ici 2022" et pour ce faire, 50 millions d’euros y seront consacrés mais... dans le cadre du plan de relance. 
Dans un communiqué du ministère de la Cohésion des territoires du 29 septembre, le renforcement "significatif des moyens pour les quartiers" est mis en avant. Financées et pilotées par le ministère de la Ville en collaboration avec le ministère de l’Éducation nationale, les cités éducatives voient leur budget alloués d’une augmentation d’un tiers, soit 17 millions d’euros. Elles passeront donc de 80 à 120 d’ici 2021, d’après le directeur de cabinet de Nathalie Élimas. 

École inclusive : hausse de 250 millions d’euros 

Le PLF 2021 comprend également une hausse de 250 millions d’euros des moyens en faveur d’une école inclusive, "portant ainsi le financement de cette priorité à plus de 3,3 milliards d’euros", d’après le dossier du MENJS. "L’augmentation des crédits dédiés à l’aide humaine, individuelle ou collective aux élèves en situation de handicap permet de financer le recrutement de 4.000 nouveaux ETP d’AESH à la rentrée 2021", est-il précisé. La création d’unités localisées pour l’inclusion scolaire (Ulis) se poursuit : "Pour l’année scolaire 2020-2021, 350 sont créées, dont 265 pour le second degré." 385.000 élèves en situation de handicap sont attendus pour l’année scolaire 2020-2021, soit +6,6% par rapport à 2019.

Le Fonjep augmenté de 5 millions d’euros

Enfin, le ministère de l’Éducation affiche un renforcement "en faveur du monde associatif" à travers son fonds de développement de la vie associative (FDVA). Le fonds de coopération de la jeunesse et de l’éducation populaire (Fonjep) sera quant à lui augmenté de 5 millions d’euros de crédits supplémentaires, soit 39 millions d’euros, auxquels s’ajoutent 7 millions d’euros de crédits "relance" pour financer 1.000 emplois supplémentaires en 2021. Le service national universel (SNU) "qui a connu des soubresauts en 2020" reprendra son développement avec, en 2021, 25.000 jeunes volontaires accueillis, pour un budget de 61 millions d’euros, soit +31 millions d’euros par rapport à 2020. "Le temps de séjour de cohésion de deux semaines sera ainsi mis en œuvre sur l’ensemble des départements", est-il précisé. 

 

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