Ponts : pérennisation du programme national avec une enveloppe annuelle de 50 millions d’euros
À l’issue d’une première phase de déploiement, le programme national Ponts, destiné à soutenir les petites communes dans l’évaluation et la réparation de leurs ouvrages, est pérennisé à hauteur de 50 millions par an, a annoncé le ministre des Transports le 31 juillet.
© Aurélie Roudaut
Lancé en 2021 et doté d’un budget initial de 110 millions d’euros, le programme national ponts (PNP), piloté opérationnellement par le Cerema, est pérennisé à hauteur de 50 millions d'euros par an dès cette année, à la suite de la parution au Journal officiel de l’ordonnance du 27 juillet 2026 portant divers ajustements du code des impositions sur les biens et services, a annoncé Philippe Tabarot, ce 31 juillet. L’enveloppe initiale du programme dont les deux premières bénéficiaires ont été le Grand Est et l'Occitanie touchant à sa fin, le ministre des Transports se félicite de l’inscription d’une enveloppe désormais annuelle de 50 millions dans la loi de finances 2026, "qui permettra de sortir d’une logique de financement ponctuel pour inscrire l’action menée dans la durée", a souligné le ministère dans un communiqué.
Soutien financier et technique aux petites communes
La France compte entre 200.000 et 250.000 ponts, dont 100.000 communaux. Pour les plus petites communes en particulier, l’entretien de ces infrastructures constitue, en raison de leurs ressources limitées, une charge lourde au fur et à mesure de leur vieillissement, note le ministère. Concrètement, le programme leur apporte un soutien financier et technique dans la gestion et l’entretien de ce patrimoine à travers trois objectifs : recenser et évaluer les ouvrages d’art des communes volontaires de moins de 10.000 habitants, soit 32.000 communes éligibles, renforcer l’offre d’accompagnement technique auprès de ces collectivités et engager les travaux visant à réparer ou reconstruire les ouvrages les plus dégradés et posant à court terme des questions de sécurité.
En cinq ans, cette première phase de déploiement du programme a permis de recenser et évaluer plus de 64.000 ouvrages (41.300 ponts et 22.700 murs de soutènement), et à réparer ou reconstruire plus de 400 ouvrages, avec un taux moyen de subvention de 55%, soit environ 115.000 euros. Dans certains cas, la part des subventions a pu aller jusqu’à 80%.
Près de 600 millions d'euros d'ici à 2035
La dotation de 50 millions d'euros dédiée au programme chaque année permettra de réparer ou reconstruire près de 400 ouvrages parmi les plus dégradés, et venir ainsi en aide aux communes disposant de faibles ressources, assure le ministère. "D’ici à 2035, ce sont 600 millions qui seront consacrés à la sécurité des ponts communaux", met en avant Philippe Tabarot. Le Cerema reste en charge du pilotage du programme, dans le cadre d’une convention renouvelée en 2026 avec le ministère des Transports et l’Agence de financement des infrastructures de transport de France (Afit-France).