Protocole sanitaire à l’école : des précisions sur le retour des élèves et les tests salivaires

La foire aux questions (FAQ) du ministère de l’Éducation nationale et de la Jeunesse et des Sports (MENJS) qui régit le protocole sanitaire à l’école a fait l’objet d’une nouvelle mise à jour le 9 mars 2021. Les nouveautés concernent les recommandations pour les élèves et personnels identifiés "contacts à risque" et les tests salivaires.

Concernant les cas contacts, il a été défini que les enfants de moins de 6 ans en maternelle ne sont pas concernés par la réalisation d’un test. Leur retour à l’école pourra intervenir dans les délais différents selon qu'ils sont contacts à risque hors foyer ou du foyer. Pour les premiers, le retour se fera après 7 jours d’isolement à compter du dernier contact avec le cas confirmé en l’absence de symptômes évocateurs de Covid-19. Pour les seconds, contacts à risque du foyer, le retour se fera après 7 jours en l’absence de symptômes évocateurs de Covid-19 après la guérison du cas confirmé (10 jours après l’apparition des symptômes ou 10 jours après le prélèvement positif pour les cas asymptomatiques) soit après 17 jours.

Concernant les cas contacts identifiés parmi les personnels, les élèves en école élémentaire, les collégiens et les lycéens, le protocole prévoit qu’ils doivent immédiatement réaliser un test antigénique, afin de pouvoir déclencher sans attendre le contact-tracing en cas de positivité. Le document précise qu’"un résultat négatif ne lève pas la mesure de quarantaine de la personne contact". Comme précédemment pour les maternelle, le ministère distingue les cas contacts hors foyer et du foyer. "Pour les contacts à risque hors foyer, la mesure de quarantaine prend fin en cas de résultat de test négatif (antigénique ou RT-PCR) réalisé à 7 jours après le dernier contact avec le cas confirmé et en l’absence de symptômes évocateurs de la Covid-19. En l’absence de test à J7, la quarantaine est prolongée jusqu’à J14". Pour les contacts à risque du foyer, "la mesure de quarantaine prend fin en cas de résultat de test négatif (antigénique ou RT-PCR) réalisé 7 jours après la guérison du cas confirmé (soit à J17) et en l’absence de symptômes évocateurs de la Covid-19".

Le MENSJ s'en remet aux "responsables légaux des élèves" pour "attester sur l’honneur de la réalisation du test et du résultat négatif de celui-ci". Il précise qu'en "l’absence d’une telle attestation, l’éviction scolaire est maintenue jusqu’à sa production et pour une durée maximale de 14 jours pour les contacts à risque hors foyer et 24 jours pour les contacts à risque au sein du foyer".

L'autre mise à jour concerne la stratégie de déploiement des tests salivaires, alors qu'ils sont déployés de manière massive depuis la semaine du 1er mars déjà. Le ministère précise que "ces campagnes de dépistage par tests RT-PCR sur prélèvement salivaire visent en priorité les élèves des écoles maternelles et élémentaires, pour qui il est difficile de réaliser un prélèvement nasopharyngé". Ces campagnes sont déployées en priorité dans les zones connaissant une forte circulation du virus selon les orientations données aux académies par les ARS et en tenant compte, en phase de montée en charge, de l’offre des laboratoires qui n’est pas encore homogène sur l’ensemble du territoire. Ces campagnes se tiennent de manière subsidiaire et à des fins d’alimentation des études épidémiologiques dédiées au milieu scolaire, dans un panel représentatif dédié à la surveillance de la circulation du virus composé d’écoles, de collèges et de lycées (dont certains avec des internats) dans lequel des tests seront régulièrement proposés. Les résultats font l’objet d’une remontée nationale spécifique et seront transmis à l’ARS.

Le MENJS ajoute que "des tests seront également proposés aux personnels de l’Éducation nationale et des collectivités territoriales travaillant dans les écoles et établissements où se dérouleront les campagnes". Ils sont réalisés auprès des élèves mineurs après autorisation écrite d’un/des responsables légaux. Ces dépistages sont pris en charge par l’assurance maladie. Les documents d’identité et de couverture par l’assurance maladie seront demandés aux responsables légaux lors des prélèvements.