RATP : Xavier Piechaczyk confirmé comme PDG par le Parlement

Xavier Piechaczyk, actuel président de l'entreprise qui gère le réseau français d'électricité à haute tension RTE, a reçu ce 28 janvier le feu vert du Parlement pour devenir PDG de la RATP, exploitante de la majorité des réseaux de transports en commun franciliens. Il a reçu 74% de votes positifs de la part des sénateurs votants de la Commission du développement durable, et 65% des suffrages des députés devant lesquels il a été auditionné ce mercredi matin.   

En prenant seulement en compte les suffrages exprimés par les élus présents en séance et non l'ensemble des votants inscrits, le résultat est plus flatteur encore pour le candidat dont le nom a été proposé par Emmanuel Macron. Il a recueilli 28 voix pour au Sénat sur 32 suffrages exprimés (87,5%), et 30 voix à l'Assemblée sur 38 (79%), soit un taux d'adhésion global du Parlement de 83% avec seulement 17% de voix contre.

Après la validation de sa nomination en conseil des ministres, cet ingénieur des ponts, passé par les cabinets de Matignon et de l'Elysée, succèdera à l'ancien Premier ministre Jean Castex, parti diriger la SNCF depuis début novembre.

Tout en déclarant vouloir "poursuivre le travail développé par Jean Castex" sur le dialogue social et l'attractivité des métiers, Xavier Piechaczyk a souligné devant les députés le besoin de renforcer "la sûreté des voyageurs" et des personnels, afin de lutter contre l'insécurité dans les transports. "Huit actes de violence par jour sur un réseau RER ou sur un réseau métro ce n'est pas satisfaisant", a-t-il jugé.

La RATP emploie 73.000 salariés dans le monde, dont plus de 40.000 en France. L'entreprise publique qui n'a connu en France que le monopole jusqu'à présent, est désormais confrontée à l'arrivée progressive de la concurrence. L'exploitation de tout le réseau de bus francilien a ainsi déjà été ouvert à la concurrence l'an passé. La RATP a conservé la gestion de 70% des lots de ligne ouverts à la concurrence par Ile-de-France Mobilités (IDFM), l'autorité organisatrice des transports en Ile-de-France. 

"Le premier travail du PDG est d'être attentif aux conditions précises de transfert et de travail" des salariés qui seront amenés à être transférés vers d'autres opérateurs au fil des appels d'offres, a déclaré Xavier Piechaczyk devant les députés, en précisant que "quatre bascules de salariés sont prévues entre le premier mars et le premier novembre 2026 de cette année". Il prévoit aussi de préparer la prochaine étape d'ouverture à la concurrence, celle des tramways prévue en 2030, puis celle des RER et du métro vers 2040.

Parallèlement, pour compenser les pertes de chiffre d'affaires induites par le fait de devoir céder certaines de ses activités franciliennes, le groupe envisage de participer à des appels d'offres sur l'ouverture à la concurrence ferroviaire en France "mais sans moins-disance sociale", selon son nouveau PDG. Le groupe a ainsi déjà remporté l'exploitation de "l'étoile de Caen", le réseau régional de trains autour de la métropole normande qu'il exploitera en remplacement de la SNCF à partir de 2027.

 

Voir aussi

Abonnez-vous à Localtis !

Recevez le détail de notre édition quotidienne ou notre synthèse hebdomadaire sur l’actualité des politiques publiques. Merci de confirmer votre abonnement dans le mail que vous recevrez suite à votre inscription.

Découvrir Localtis