Retards et bugs pour la nouvelle carte d’identité électronique

La généralisation du déploiement de la nouvelle Cnie, depuis début août 2021, connait quelques accrocs. A l'effet rattrapage post covid et au nouveau protocole d’acquisition des données s’ajoute un bug : des habitants privés de Cnie du fait d’un nom de commune trop long pour figurer sur la carte.

Les Croisiens font partie des habitants privés de carte nationale d’identité électronique (Cnie). Car si le gentilé des habitants de Saint-Quentin-la-Motte-Croix-au-Bailly (80) est court, le nom de leur commune est trop long pour figurer sur le nouveau titre d’identité au format carte bancaire.

Toponymes trop longs

Rapporté par le Courrier Picard, ce bug n’est pas sans conséquences pratiques : un Croisien a dû reporter son examen au permis de conduire, un autre a eu des problèmes pour rédiger un acte notarié. Plusieurs dizaines de localités seraient concernées, Saint-Quentin-la-Motte-Croix-au-Bailly n’ayant pas l’apanage du toponyme le plus long, battue à plate couture par Saint-Remy-en-Bouzemont-Saint-Genest-et-Isson (51) et ses 45 caractères selon wikipédia. L’Agence nationale des titres sécurisés (ANTS), en charge du déploiement de la nouvelle carte, a déclaré être au courant du bug, une solution devant être trouvée "avant la fin 2021". En attendant, les municipalités concernées sont invitées à dire à leurs habitants de patienter…

Au moins un mois d’attente

Selon un bilan du ministère de l’Intérieur diffusé à l’occasion du conseil des ministres du 15 septembre 2021  "plus d’1 million" de ces nouvelles CNI avaient été produites et "plus de 862.000 remises". Le ministère rappelle en outre que l’ancienne carte reste valable et que la nouvelle carte d’identité n’est pas obligatoire (au moins en théorie). Des messages destinés à tenter de limiter les embouteillages dans les mairies et les préfectures. Car le délai pour obtenir le fameux titre se compte désormais en semaines. Il tendrait vers les 22 jours ouvrés (autant dire plus d’un mois) selon l’ANTS interrogée par France Bleu, un délai moyen qui peut être très supérieur dans certaines communes.

Effet covid et données biométriques

A l’origine de ces délais d’attente, un effet Covid. Un million de cartes d’identité n’ont en effet pas été renouvelées en 2020 du fait de la crise sanitaire, une baisse de près de 20% par rapport à l’année 2019 selon l’ANTS. Et en dehors des confinements, les protocoles sanitaires imposés par l’Etat ont obligé les 2.356 communes équipées de stations d’acquisition des données à espacer les prises de rendez-vous. Leur durée est enfin rallongée par l’enrôlement extrêmement encadré des données biométriques qu’intègre désormais la puce de la Cnie.

Une pression qui est également perceptible sur le site de l’ANTS. Le site, totalement refondu pour répondre aux exigences d’accessibilité et d’ergonomie imposées par le gouvernement, peine en effet à absorber le flux de demandes et alerte les internautes des risques de "perturbations".

 

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