"Sortie de crise" : le projet de loi adopté à l'Assemblée, l'échéance ramenée à fin septembre

Pendant que le gouvernement distillait depuis le début de la semaine le mode d'emploi des réouvertures à partir du 19 mai, l'Assemblée nationale adoptait, non sans accrocs, le projet de loi "sortie de crise sanitaire".

Les difficultés ont porté sur le futur pass sanitaire, que le gouvernement avait introduit par amendement lors du passage du texte en commission des Lois (voir notre article du 5 mai). L'exécutif a dû demander une seconde délibération sur le projet de loi dans la nuit de mardi à mercredi. L'article premier du texte, qui comprend entre autres le pass sanitaire, avait en effet été rejeté mardi en fin de journée, y compris par les élus MoDem, membres de la majorité mais très critiques sur le "flou" du projet de loi. L'article incriminé a donc été modifié. La période de transition sur laquelle porte le projet de loi a été écourtée : elle sera en vigueur du 2 juin jusqu'à fin septembre et non plus jusqu'à fin octobre. Le pass sanitaire (justificatif de vaccination ou test négatif pour accéder à de grands rassemblements) n'a quant à lui pas été retouché. "S'il faut trouver des terrains d'équilibre pour arriver à ce que ce texte passe et que nous retrouvions des libertés dans notre pays, nous ferons ces concessions", avait commenté plus tôt le ministre de la Santé, Olivier Véran.

Le gouvernement affiche son optimisme et délivre les modalités d'un retour à une vie plus normale, secteur par secteur. "Évidemment, cette sortie va se faire de façon progressive, prudente et accompagnée. Mais la tendance est claire, nous touchons au but et c'est une bonne nouvelle", a ainsi déclaré Jean Castex au Parisien. Le niveau des contaminations est "le plus bas atteint depuis janvier", a indiqué le porte-parole du gouvernement, ce mercredi 12 mai, à l'issue du conseil des ministres. Dans son dernier avis, le conseil scientifique prévient toutefois que "les mois qui viennent seront très incertains" si le taux d'incidence reste élevé. Selon lui, le curseur doit passer sous la barre des 10.000 nouveaux cas par jour, alors que l’on compte actuellement 17.000 cas quotidiens.

Comme prévu, tous les commerces vont pouvoir rouvrir à partir du 19 mai, tout comme les espaces extérieurs des cafés et restaurants. Mais ceux-ci devront se limiter à la moitié de leurs capacités – à moins, a-t-on appris par la suite, de disposer de séparations (de type plexiglas) entre chaque table. Bercy a annoncé que les aides aux entreprises seront maintenues mais à un niveau inférieur à partir de juin (voir notre article du 11 mai). "Qui dit jauge dit aide, il faut qu'il n'y ait aucune réouverture à perte", a commenté Gabriel Attal. Pour les cinémas et salles de théâtre et cirques, la jauge sera limitée à 35% de la salle, soit 1 place sur 3 (65% le 9 juin), avec un maximum de 800 spectateurs en intérieur (voir notre article du 10 mai), comme pour les rencontres sportives.

 

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