Culture - Une mission parlementaire va expertiser le projet d'une Exposition universelle en 2025

A défaut des Jeux olympiques, une Exposition universelle ? En mars 2012, Jean-Christophe Fromantin, député-maire (UDI) de Neuilly-sur-Seine, bientôt rejoint par Luc Carvounas, sénateur-maire (PS) d'Alfortville, lançait l'idée d'une candidature française à l'Exposition universelle de 2025. En décembre de la même année, une association - Expofrance 2025 - voyait le jour, avec pour mission de porter la candidature (sur le modèle des candidatures au patrimoine mondial de l'Unesco). Un certain nombre de personnalités et d'entreprises, mais aussi d'organisations comme l'Association des maires de France (AMF), rejoignaient alors le projet, doté entre-temps de trois porte-parole célèbres, en les personnes de la navigatrice Maud Fontenoy, de la chef trois étoiles Anne-Sophie Pic et du mathématicien et médaille Fields 2010 Cédric Villani.
Au printemps dernier, Jean-Christophe Fromantin annonçait le lancement d'une mission parlementaire sur le sujet (voir notre article ci-contre du 11 avril 2013). Si l'annonce était un peu prématurée, elle a néanmoins fini par se concrétiser. A la demande du groupe UDI, la conférence des présidents de l'Assemblée vient en effet de décider de former "une mission d'information sur l'opportunité et l'intérêt pour la France d'être candidate à l'accueil de l'exposition de 2025". La mission devrait commencer ses travaux au début de 2014. Selon l'association ExpoFrance 2025, elle permettra de "mesurer l'intérêt culturel, économique, social et diplomatique" d'organiser une telle exposition, "de le partager et d'analyser son impact en termes de croissance et de développement".
La France a déjà accueilli une dizaine d'expositions de ce type - les définitions varient -, mais la dernière véritable Exposition universelle sur le territoire national remonte à 1900 (celle de 1937 étant une "exposition spécialisée" internationale intitulée "Arts et techniques dans la vie moderne"). Pour justifier une éventuelle candidature française, l'association ExpoFrance 2025 met en avant l'afflux de visiteurs - qui pourrait encore être accru par le fait que Paris est déjà la première destination touristique mondiale -, l'impact d'une telle manifestation sur l'aménagement et l'embellissement urbains, la mise en avant du savoir-faire français et l'effet de levier économique d'une Exposition universelle (avec, bien sûr, en tête l'exemple de Shanghai en 2010).
Si la mission parlementaire débouche sur un avis positif et que l'Etat reprend la démarche à son compte, la candidature officielle de la France pourrait être déposée en 2016. Après deux ans de campagne, le Bureau international des expositions (BIE) prendra alors sa décision sur la sélection du pays organisateur en 2018. Celui-ci aura dès lors six ans pour préparer l'événement. Les prochaines expositions universelles auront lieu à Milan en 2015 (sur le thème de l'alimentation) et à Astana (Kazakhstan) en 2017, sur le thème de l'énergie. Le BIE doit prochainement choisir le lieu de l'exposition 2020 entre Dubaï, Ekaterinbourg, Izmir et Sao Paulo.  

 

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