Violences urbaines : le ministre de l’Intérieur ouvert à un principe de "casseur-payeur"

Lors des questions du gouvernement, mardi 2 juin, le ministre de l’Intérieur s’est dit ouvert à l’instauration d’un principe de "casseur-payeur" pour les dégradations commises lors d’émeutes urbaines ou de débordements tels que ceux de samedi soir, après le second sacre du PSG en finale de la Ligue des champions. Une idée défendue dans une proposition de loi par le député Corentin Le Fur (Droite républicaine) pour qui "le vrai problème, c’est l’impunité". Texte qui vise à suspendre toutes les aides et allocations dont bénéficient les auteurs. "Nous sommes ouverts à toute étude sur le sujet, à toute réflexion", lui a répondu le ministre. "Je crois que le projet de loi Ripost qui arrive à l’Assemblée dans quelques semaines [en juillet, ndlr] est le cadre idéal pour discuter de ces sujets", a-t-il ajouté, précisant qu’un tel dispositif est déjà prévu dans ce texte pour les dégradations commises lors de rave parties. "On n'exclut rien", a appuyé le ministre. Assailli de questions sur le bilan de cette soirée, Laurent Nuñez a indiqué que 62 départements avaient connu des débordements contre 46 l’an dernier, lors du premier trophée du PSG. 13 commerces ont été pillés à Paris et 16 en province. Une quarantaine de commerces à Paris et en province ont vu leurs vitrines brisées. Des bâtiments publics ont également été dégradés à Pau et à Orléans (contre une vingtaine l’an passé). Par ailleurs, 891 interpellations ont eu lieu et 720 gardes à vues, avec "des déferrements qui commencent à tomber, un certain nombre de sanctions qui tombent". Laurent Nuñez a enfin précisé que "plus de la moitié des violences étaient dirigées contre les forces de sécurité". Deux policiers de la Bac 92 ont été "très gravement blessés". Mais la question de la réparation entre la casse et la réparation est "très légitime", a considéré le locataire de la place Beauvau. "D'autant plus que le principe de la responsabilité sans faute de l'État est un principe qui est difficile à engager." "Je ne m’opposerai pas à des amendements qui visent à durcir" le projet de loi Ripost, a-t-il assuré.

 

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