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Visite d'Emmanuel Macron à Chamonix : la biodiversité au sommet des priorités

Dans le prolongement des annonces faites la veille, à l'issue du Conseil de défense écologique, Emmanuel Macron a détaillé lors d'un déplacement ce 13 février en Haute-Savoie des mesures de protection de la biodiversité. 

L'annonce de la création d'ici la fin de l'année d'une aire protégée du site du mont Blanc, faite par l'exécutif à la sortie du Conseil de défense écologique (voir notre article du 12 février), aura donc précédé d'un jour la visite d'Emmanuel Macron au pied du plus célèbre des sommets alpins. Cette création concourt à l'atteinte de l'objectif, déjà annoncé il y a plusieurs mois (voir notre article du 7 mai dernier), de porter la part des aires marines et terrestres protégées à 30% du territoire d'ici 2022, contre 23,9% actuellement, via des classements en réserves naturelles (une vingtaine en plus), en parcs nationaux et en parcs naturels régionaux (quatre nouveaux PNR à créer).
Un objectif global réaffirmé ce 13 février par le président de la République à Chamonix (Haute-Savoie), dans un discours concluant le séminaire de lancement institutionnel de l’Office français de la biodiversité (OFB). Si des enjeux d'incivilités, de surfréquentation côté massif, de trafic routier et de pollution de l'air côté vallée (de l'Arve) et de difficultés inhérentes au contexte de fusion côté OFB (voir nos articles du 19 décembre et du 6 janvier derniers) ont naturellement ressurgi à l'occasion de cette visite, il n'y a au final rien de très nouveau.
De quoi décevoir les associations environnementales, dont France Nature Environnement qui s'interroge sur les réels moyens qui seront alloués à la création de ces nouvelles aires protégées. FNE rappelle également qu'au-delà de ce chiffre de 30%, "l’objectif doit être la qualité". Et qu'un important retard français sur les aires de protection forte (qui couvrent "seulement 1,76% du territoire") reste à rattraper. Parmi les élus locaux, le maire de Saint-Gervais, Jean-Marc Peillex, a décrit sur les réseaux sociaux cette visite comme un "événement important et une reconnaissance pour toute la commune". Mais d'autres doivent être aussi un peu déçus car hormis l'entrée en vigueur d'un arrêté préfectoral de protection du mont Blanc, plus contraignant qu'avant en matière d'encadrement de la fréquentation, nulle autre mesure nouvelle n'a été annoncée. 

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