Energie - 55 réseaux de chaleur récompensés pour leur recours aux énergies renouvelables

55 réseaux de chaleur se sont vu remettre ce 7 décembre le label Ecoréseau de chaleur, au cours des 12es Rencontres nationales des réseaux de chaleur organisées par le réseau d'acteurs locaux Amorce en partenariat avec le Syndicat national du chauffage urbain et de la climatisation urbaine (SNCU), l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe) et Via Sèva. Le label récompense les réseaux alimentés par plus de 50% d'énergies renouvelables, ayant un tarif compétitif par rapport aux autres solutions de chauffage et ayant mis en place un lieu de concertation et d'information avec les usagers.
A cette occasion, Amorce et le SNCU ont plaidé pour un renforcement des dispositifs de soutien aux réseaux de chaleur, une solution de chauffage qui ne couvre actuellement que 6% des besoins mais qui s'avère pourtant être l'une des plus compétitives, selon eux. "En 2015, le coût global du chauffage d'un logement type correspondant au parc social moyen alimenté par un réseau de chaleur vertueux (diffusant au moins 50% d'énergies renouvelables) était de 1.158 euros euros TTC, soit autant que pour un logement équivalent alimenté par un chauffage collectif au gaz", relèvent-ils. Autre vertu à leurs yeux : un impact sur l'environnement "meilleur que celui des autres solutions de chauffage". "La part d'énergies renouvelables et de récupération dans leur mix énergétique est en effet passée de 26% à 50% entre 2005 et 2015", font-ils valoir tandis que "leur contenu moyen en CO2 diminue également pour s'établir à 139 g CO2/kWh contre 234 g CO2/kWh pour le gaz".
Au-delà des progrès réalisés par les réseaux de chaleur actuels, Amorce et le SNCU estiment que le développement de nouveaux réseaux est également "indispensable pour atteindre les objectifs de la loi de transition énergétique" qui prévoit de multiplier par 5 la chaleur renouvelable. "Avec des réseaux de chaleur dépassant tous 50% d'énergies renouvelables dans leur mix énergétique, 6 à 8 millions de logements devront être raccordés pour réaliser le 'Facteur 5' d'ici à 2030, qui sera déterminant pour atteindre 32% d'énergies renouvelables dans le mix énergétique français, expliquent-ils. Or, le secteur fait actuellement face à un ralentissement brutal du nombre de projets, notamment en raison du faible prix des énergies fossiles."
Pour que la trajectoire prévue par la loi soit tenue, Amorce et le SNCU défendent plusieurs mesures : "le maintien de la TVA à taux réduit à 5,5% pour les réseaux de chaleur vertueux", "la mise en place d'un appel à mobilisation 'Une ville, un réseau' pour financer des études de faisabilité concernant la création ou l'extension d'un réseau de chaleur vertueux", "un éco-prêt à taux zéro et un Crédit d'impôt transition énergétique opérationnels pour les coûts de raccordement à un réseau de chaleur vertueux", "le renforcement des aides du fonds Chaleur mis en place par l'Ademe, qui a démontré son efficacité et a d'ores et déjà contribué à la création de 1.200 km de nouvelles canalisations depuis son lancement en 2009", ainsi que "le déploiement de dispositifs de financement complémentaires plus proches de ceux finançant l'électricité renouvelable", jugée actuellement "bien plus soutenue que la chaleur renouvelable."

 

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