Accélération de l’adaptation au changement climatique : Monique Barbut remettra ses propositions le 30 septembre

Un point d’étape "de méthode et de calendrier" a été fait par le cabinet de la ministre de la Transition écologique, ce 17 septembre, dans le cadre de la mission confiée par le Premier ministre fin juillet pour accélérer l’adaptation du pays au changement climatique, dont les effets se sont manifestés cet été par des températures exceptionnellement élevées, une forte sécheresse et de nombreux incendies (lire notre article). Une synthèse de la mise en oeuvre du Plan national d'adaptation au changement climatique (Pnacc) avait été présentée courant juillet, "l’enjeu est d'aller plus loin plus vite et de pouvoir répondre à deux enjeux : mieux se préparer pour l'été prochain et accélérer plus globalement notre action d’adaptation".

Pour mener ce travail, la ministre coordonne les réflexions de l’ensemble des ministères concernés avec un "format très rapide", autour de groupes de travail, de façon à remettre sa copie "au 30 septembre" avec un plan de financement sur cinq ans. La gageure est de répondre aux besoins d’investissement pour l’adaptation "chiffrés grosso modo à 10 milliards d’euros". Le ministère mène donc en parallèle ce chantier pour "essayer de répondre sur comment on peut déclencher ces investissements" avec un atterrissage probablement un peu décalé.

La piste de la mobilisation de l’épargne des français via le Livret A, dont le plafond pourrait notamment être relevé, n’est pour l’heure qu’une option. "Est-ce que ce fonds d'épargne est suffisant ? Est-ce qu'il faut des ressources additionnelles ? Ce sont des questions que l’on doit encore discuter en interministériel", précise l’entourage de la ministre. Une chose est sûre, le fonds vert - qui sera à 1 milliard en 2027 - "ne peut pas tout faire". Et les collectivités territoriales ont donc "un rôle important". "Il y a aussi une responsabilité partagée sur ce sujet, où l'État sera là pour aider les collectivités, les accompagner mais où il faudra aussi qu'elles puissent prioriser ces sujets, installer des volets, des pièces rafraîchies dans les écoles, les établissements qui accueillent du public, ce ne sont pas des montants gigantesques pour garantir des conditions de travail meilleures et continuer à accueillir du public alors que les conditions se dégradent, et l’État ne va pas pouvoir financer cela sur tous les bâtiments publics de France", relève le ministère. 

 

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