Accès aux soins : la France compte 1.740 maisons de santé, 455 centres de santé et 582 projets de CPTS

À l'occasion du conseil des ministres du 21 avril, Olivier Véran, le ministre des Solidarités et de la Santé, a présenté, dans la partie "Résultats" de l'ordre du jour, une communication sur "Les réformes prioritaires du ministère des solidarités et de la santé en matière de santé". Celle-ci succède à un précédent exercice du même type sur le réformes prioritaires en matière de solidarité (voir notre article du 17 février 2021).

Cet exercice, en forme de bilan mettant en avant les réalisations du gouvernement, aborde successivement quatre points : le développement du numérique en santé, la priorité donnée à l'exercice coordonné en santé, la relance de l'investissement du quotidien dans les établissements de santé (dans le cadre du volet "investissement" du Ségur de la santé) et l'offre "100% santé" (prise en charge à 100% des lunettes, appareils auditifs et prothèses dentaires). On s'attardera plus particulièrement sur le second point, concernant l'exercice coordonné en santé. Celui-ci doit en effet favoriser l'accès aux soins et l'efficacité des prises en charge, grâce à une meilleure synergie entre professionnels d'un même territoire. Cet exercice coordonné peut prendre diverses formes : maisons de santé pluridisciplinaires, centres de santé, communautés professionnelles territoriales de santé (CPTS)... Dans sa communication, Olivier Véran donne quelques chiffres sur ces différentes structures : la France compte ainsi, à ce jour, 1.740 maisons de santé, 455 centres de santé et 582 "projets de CPTS".

La création des CPTS est en effet l'un des axes majeurs de la stratégie "Ma santé 2022" (stratégie de transformation du système de santé), qui prévoit un total de 1.000 communautés à la fin du quinquennat. Le chiffre de 582 – même si tous les projets ne se sont pas encore traduits dans les faits – représente donc déjà près de 60% de l'objectif. Créées en 2016, les CPTS doivent faciliter le rapprochement des acteurs de soins primaires, afin de permettre des prises en charge coordonnées pluri-professionnelles. Mais les CPTS ne se sont pas véritablement mis en place après 2016, faute de textes d'application et de portage politique, mais aussi en raison des élections présidentielles et législatives de 2017, qui ont interrompu le processus (voir notre article du 1er octobre 2018). Elles ont été relancées par la stratégie "Ma santé 2022", qui en a fait un de ses axes principaux. Mais le déblocage est surtout venu des négociations conventionnelles – laborieuses – entre les syndicats de médecins et l'assurance maladie, qui ont permis de définir les modalités de financement des CPTS (voir notre article du 19 juin 2019).

Même si le recul manque encore, Olivier Véran explique, dans sa communication, qu'"un exercice mieux coordonné en santé permet d'améliorer l'accès aux soins et la qualité des prises en charge médico-soignantes en ville (vaccination, diabète, obésité, maladies cardio-vasculaires). Cela permet aussi de diminuer la consommation de soins (jusqu'à -2,3%) et constitue un facteur d'attractivité pour les jeunes médecins".

 

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