Aménagements fonciers de l'A69 : l'Autorité environnementale voudrait y voir plus clair
Dans un avis rendu le 7 mai dernier sur quatre des sept opérations d'aménagement foncier, agricole, forestier et environnemental (Afafe) qui visent à réparer les effets de la construction de la liaison autoroutière Castres-Toulouse (A69), l'Autorité environnementale (Ae) fait part de sa circonspection. Si elle salue la qualité du diagnostic initial, elle déplore une vision "trop partielle", et pas actualisée, des incidences du projet d'ensemble et de l'état d'avancement de ses mesures d'évitement, de réduction et de compensation dans les dossiers présentés. Elle estime de même que "la bonne articulation entre les mesures portées par le concessionnaire autoroutier et celles de ces Afafe n'est pas démontrée", pas plus que "leur complémentarité, leur additionnalité et leur pérennité".
L'Ae dresse en conséquence plusieurs recommandations portant notamment sur la délimitation – sujet, de manière générale, fort discuté – et la préservation des zones humides, et sur les effets du nouveau parcellaire — et des travaux hydrauliques— sur les milieux aquatiques, les habitats naturels, le système bocager ou encore sur les pratiques agricoles.
Pour mémoire, l'autorisation environnementale de ce projet avait été annulée début 2025, avant d'être confirmée en décembre. Un épisode qui a conduit le législateur à revoir la procédure d'élaboration de tels projets dans le projet de loi de simplification de la vie économique définitivement adopté par le Parlement le 15 avril dernier, disposition contestée sur laquelle le Conseil constitutionnel doit se prononcer sous peu.