Déchets - Amorce lève un voile sur la méthanisation

Où en est la filière de méthanisation des déchets ménagers ? Une étude publiée par le réseau d'élus Amorce et réservée à ses adhérents fait le point sur ce mode de traitement relativement peu connu.

Depuis quelques années, la méthanisation, ce mode de traitement des déchets ménagers fondé sur une digestion de la matière organique en vue de produire du compost ou de la transformer en biogaz, a le vent en poupe auprès des collectivités locales. Les projets émergent doucement mais sûrement . "Au 30 avril 2012, huit installations sont en fonctionnement courant, une unité est en fin de phase de mise en service, deux autres sites sont entrés en phase de mise en service industrielle. Par ailleurs, dix projets d'installations, ayant un marché de construction attribué, sont à noter", recense le réseau d'élus Amorce. Sur les sept installations qui étaient en service l'an dernier, plus de 690.000 tonnes de déchets ont été traitées. Sur ces sites, les 145.000 tonnes de déchets entrées en digestion ont permis de produire 66.000 tonnes de compost et 18,5 millions normaux mètres-cubes (Nm3) de biogaz.
La première installation de ce type à avoir été créée fut celle d'Amiens, en 1988. La ville était alors pionnière en Europe. Depuis, d'autres unités ont suivi, avec un pic de mises en service à partir de 2002 (Calais, Montpellier, Fos-sur-Mer, Vannes). Pour une collectivité, opter pour ce choix de traitement n'est jamais anodin et implique une forte volonté des élus locaux. Le maître-mot est souvent de mettre en avant ses atouts. Par exemple la communauté urbaine de Strasbourg, qui prévoit d'ouvrir une unité à la mi-2014, insiste sur le fait que le procédé permettra de booster le taux de valorisation des déchets et donc de remplir les objectifs du Grenelle. Avec son bilan énergétique positif, la méthanisation semble avoir de beaux jours devant elle, qu'elle soit couplée ou non avec d'autres procédés de traitement (compostage, incinération). Pour chaque site ou projet de site, l'étude d'Amorce fournit des fiches descriptives bourrées d'informations économiques ou techniques : identité du constructeur, date de mise en service industrielle, investissements et coût de fonctionnement annuel, volume de déchets entrant sur site et de déchets entrant dans les digesteurs, caractéristiques des digesteurs... De quoi guider les élus vers les bons choix à faire.

 

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