Bercy se dote d'une direction pour piloter sa stratégie IA
Selon les consignes du Premier ministre, chaque ministère doit se doter d'une stratégie souveraineté numérique et IA d'ici l'automne. Bon élève, Bercy a annoncé le 16 juin 2026 la création d'une Direction de l'intelligence artificielle et du numérique (Dian) pour la piloter. Celle-ci succède au service du numérique du secrétariat général du ministère de l'économie et des finances.
Dans la droite ligne des annonces du ministre de l'Action et des Comptes publics David Amiel (notre article du 16 juin 2026), cette direction doit "garantir un accès à l'IA pour l'ensemble des agents"; développer les usages "à partir des besoins opérationnels des directions" et "accélérer le développement d'agents et d'applications d'intelligence artificielle". Cette stratégie, ajoute le communiqué, reposera sur "un effort massif de formation et d'accompagnement des agents, afin que chacun puisse tirer pleinement parti des nouvelles possibilités offertes par l'intelligence artificielle".
Si l'acronyme rime avec Ariane, la nouvelle Autorité référente pour l'intelligence artificielle et le numérique de l'État qui remplace la Dinum, sa mission se cantonne bien à un périmètre ministériel. Elle prévoit explicitement de "s'appuyer sur les briques interministérielles communes", de "mutualiser les capacités de calcul et les infrastructures", et de "renforcer la gouvernance du numérique et de l'IA à l'échelle ministérielle et interministérielle".
Eu égard au poids de Bercy dans les projets numériques de l'Etat depuis plus de vingt ans, il s'agit néanmoins d'une direction dont la politique sera scrutée avec attention. Prochaine étape, un décret pour définir précisément son organisation et ses missions.