Entre les deux tours, Viginum a identifié une ingérence ciblant spécifiquement LFI
Entre les deux tours des élections municipales de mars 2026, le service de vigilance contre les ingérences numériques étrangères (Viginum) a identifié un nouveau mode opératoire informationnel (MOI) ciblant un parti politique français et plusieurs de ses candidats. Il s'agit en fait de LFI, selon le Monde, qui a détaillé la campagne de désinformation orchestrée sur Marseille et Toulouse .
Articulé autour d'un réseau de sites web et de comptes de réseaux sociaux présentant des "marqueurs techniques étrangers", l'opération a tenté de dénigrer LFI et ses candidats. Viginum a en outre repéré des pages Facebook rattachées au même écosystème et ciblant spécifiquement un candidat (LFI) à la mairie de Roubaix. Viginum estime qu'il s'agit d'une ingérence numérique étrangère avérée : elle mobilise un dispositif de diffusion artificielle ou automatisée pour propager des contenus "manifestement inexacts ou trompeurs". Elle implique un acteur localisé à l'étranger et est "de nature à porter atteinte aux intérêts fondamentaux de la Nation". Sa visibilité est cependant restée "faible", certains sites ayant été rendus inaccessibles.
Par ailleurs, la campagne Storm-1516 — réseau russe créant des noms de domaine imitant des titres de presse locale — se poursuit "sans effet significatif", la plupart des domaines étant en dormance. L'écosystème de pages Facebook à finalité lucrative, déjà signalé par Viginum, a également continué son activité malgré plusieurs suspensions de pages, avec un effet jugé "marginal" sur le débat public.
Durant la campagne des municipales, Viginum aura identifié au total quatre opérations d'ingérence numérique étrangère. Des opérations qui font figure de répétition générale avant les présidentielles.