Face aux faux diplômes, le "Passeport de compétences" offre une solution sécurisée

Face aux faux diplômes, des dispositifs de sécurisation sont bien en place, à l'image du "Passeport de compétences" mis en œuvre par la Caisse des Dépôts, a rappelé le ministre de l'Enseignement supérieur dans une réponse publiée le 30 avril 2026 à une question écrite de la sénatrice Catherine Dumas.

L'élue de Paris avait alerté sur "la prolifération inquiétante des faux diplômes" : "De nombreux sites et plateformes proposent, contre paiement, des documents contrefaits imitant les diplômes délivrés par des universités ou grandes écoles françaises, parfois avec un niveau de sophistication suffisant pour tromper les recruteurs, les administrations ou les organismes de certification". Elle souhaitait savoir ce que le gouvernement entendait faire pour renforcer la lutte contre la falsification et la vente de diplômes.

Dans sa réponse, le ministère de l'Enseignement supérieur reconnaît que la falsification des diplômes de l'enseignement supérieur, qui relève d'un délit, est un "phénomène croissant". Puis aussitôt, il met en avant le projet "Passeport de compétences", porté par la Caisse des Dépôts et auquel il participe. Ce dispositif permet aux usagers de créer et de partager un curriculum vitae contenant diplômes, certifications, titres ou habilitations sécurisé et infalsifiable.

2.419 certificateurs concernés par l'obligation légale de transmission des données des diplômés sont actuellement raccrochés au système d'information "Mon compte formation", par lequel transitent les éléments du CV sécurisé, dont 309 établissements d'enseignement supérieur sur un total de 400 établissements identifiés par le ministère. Au 30 septembre 2025, près de 44 millions de titulaires bénéficient ainsi d'un passeport alimenté par au moins une certification ou expérience professionnelle, dont 1,87 million d'attestations de diplômes transmises par les établissements d'enseignement supérieur. 

"Afin de ne pas induire les recruteurs en erreur lors de l'insertion des étudiants sur le marché du travail et d'éviter que ces derniers ne soient lésés, conclut le ministère, l'enjeu est désormais d'encourager les recruteurs à ne retenir que des profils dont les diplômes ont été vérifiés via ces espaces sécurisés et garantis."

 

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