Handicap : France Travail et Cap emploi affichent leurs progrès dans l’accompagnement des chômeurs

En 2025, 286.700 demandeurs d’emploi en situation de handicap ont retrouvé un emploi, soit 9% de plus qu’en 2024. 

Fin 2025, 520.000 personnes en situation de handicap étaient inscrites à France Travail, tenues d’accomplir des actes de recherche d’emploi. Un chiffre en progression de 1,1% sur un an, selon le tableau de bord de l’Agefiph, publié mardi 19 mai. Pour autant, le taux de chômage de cette catégorie de la population - calculé par l’Insee - reste, pour le moment, "stable à 12%" par rapport à 2022, comme le rappelle l’organisme. Et ce, malgré le ralentissement de l’économie et la hausse du chômage.

France Travail et Cap emploi, qui coopèrent sur l’insertion professionnelle de ces publics, avancent même des résultats positifs. En 2025, plus de 286.000 chercheurs d’emploi en situation de handicap ont retrouvé un emploi, un chiffre en hausse de 9% par rapport à 2024. Soit "800 recrutements par jour", a souligné le directeur général de France Travail, Thibaut Guilluy, lors d’une conférence de presse jeudi 21 mai.

4.000 recrutements via "Handimatch"

Sans avoir mené d’étude poussée sur les origines de cette progression, les deux opérateurs l’attribuent entre autres à leur coopération au sein des agences, résultant du regroupement des deux reseaux. “Il y a eu un gros travail d’information des entreprises par France Travail et d’explication de ce qu’est une situation de handicap”, explique Marlène Cappelle, déléguée générale de Cheops, le réseau des Cap emploi. 

Pour augmenter les retours à l’emploi, les deux partenaires mettent en avant le dispositif “Handimatch”, testé depuis septembre 2025. Les demandeurs d’emploi rendent visible leur situation de handicap et sont mis en relation avec des employeurs labellisés "Handiengagés". 4.000 recrutements ont eu lieu par ce biais et 10.000 employeurs ont rejoint le dispositif. 

Plus de retours à l’emploi via la formation

On sait que la formation a un impact particulièrement fort sur le retour à l’emploi de ces publics, plus nombreux à être moins qualifiés. Si, chez France Travail, les volumes d’entrées en formation n’ont augmenté que de 2% depuis 2024 dans leur cas, les deux opérateurs mettent en avant  "un meilleur accès à l’emploi après la formation", passant de 42% pour cette catégorie à plus de 50% en un an. 

Ces publics ont davantage bénéficié des formations préalables à une embauche, un outil de plus en plus investi par France Travail (lire notre article) du fait de ses résultats mécaniquement plus élevés sur le retour à l’emploi. Les opérateurs mettent aussi en avant des achats de formation plus ciblés ainsi qu’un travail sur leur prescription pour expliquer ce progrès. L’objectif, à terme, est d’atteindre un taux de retour à l’emploi post-formation de 70%, c’est-à-dire au même niveau que le reste des demandeurs d’emploi.

32% de retours à l’emploi sous six mois 

Malgré ces résultats encourageants, l’inclusion de ces publics dans le monde du travail ordinaire reste encore compliquée. Seuls 32% des demandeurs d’emploi bénéficiaires de l’obligation d’emploi accèdent à l’emploi dans les six mois suivant leur inscription, contre 53 % pour les autres demandeurs d'emploi. 

 

 

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