La France va proposer Nice au patrimoine mondial de l'Unesco

Le gouvernement a tranché : Franck Riester, le ministre de la Culture et de la Communication, et Jean-Yves Le Drian, le ministre de l'Europe et des Affaires étrangères, ont annoncé que la France présentera la candidature de Nice "capitale du tourisme de riviera", à l'inscription sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco. Sous réserve de l'avis des experts de l'Icomos sur le contenu du dossier, cette candidature pourrait être examinée par le Comité du patrimoine mondial lors de sa session de juillet 2021. La session de juillet 2020 verra en effet l'examen de la candidature du phare de Cordouan et de celle des grandes villes d'eau d'Europe, dont la France (représentée par la station de Vichy) est partie prenante avec l'Allemagne, l'Autriche, la Belgique, l'Italie et le Royaume-Uni (voir notre article ci-dessous du 5 février 2019).

Selon le communiqué des deux ministres, "c'est à Nice qu'est apparu, à la fin du XVIIIe siècle, un nouveau type d'urbanisme destiné à la villégiature d'hiver, puis, dans un second temps, au tourisme d'été. Sur un site exceptionnel, entre mer et montagne, s'est constituée, à partir d'un noyau urbain préexistant, une ville nouvelle et cosmopolite dont le développement a été, entre 1760 et 1960, déterminé par la fonction de villégiature".

La candidature de Nice s'est véritablement concrétisée en 2016 (voir notre article ci-dessous du 14 décembre 2016). Elle est portée principalement par la ville de Nice, qui a confié la présidence de la mission de préfiguration à l'ancien ministre de la Culture Jean-Jacques Aillagon. Dans un communiqué Christian Estrosi, le maire de Nice, se "réjouit de l'honneur qui nous est fait par le gouvernement français". Il explique que "cet ensemble se caractérise par son urbanisme régulé, ses espaces verts plantés d'essences exotiques, ses promenades au premier rang desquelles l'emblématique Promenade des Anglais, son patrimoine de villégiature, reflet d'apports venus du monde entier, avec ses villas, ses hôtels, ses palaces, ses 'palais', ses immeubles d'agrément, ainsi que ses lieux de cultes et de sociabilité. Le tourisme, phénomène majeur du monde contemporain et dont les excès sont parfois déplorés, a également été propice à la création d'un patrimoine original, porteur d'une valeur universelle exceptionnelle. Nice en témoigne".

Il faut toutefois rappeler que la présentation d'une candidature par un État ne vaut pas garantie d'inscription et encore moins inscription à la session visée. Les experts de l'Icomos (International Council on Monuments and Sites) – qui étudie les candidatures pour le compte de l'Unesco - sont en effet particulièrement redoutables et plusieurs candidatures françaises ont déjà dû s'y reprendre à plusieurs reprises, à l'image de la chaîne des Puys et de la faille de Limagne. On notera aussi que la Méditerranée connaît une multiplication des candidatures : la ville de Nîmes est candidate, de même que celle de Cannes et, plus récemment, le palais du facteur Cheval dans la Drôme (voir nos articles ci-dessous).

 

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