La gouvernance du Pass culture va s'ouvrir aux collectivités
Devenu opérateur de l'État par le biais de la loi de finances pour 2026 – sans que la question de son statut juridique ne soit encore tranchée –, le Pass culture continue sa mue. Fin mars, il a franchi une nouvelle étape en lançant une consultation auprès des acteurs culturels, y compris les collectivités. Le but ? Préciser son rôle, en tant que service public, en matière de démocratisation culturelle et d'affirmation des droits culturels de la jeunesse à l'horizon 2030. Deux champs prioritaires sont déjà définis : poursuite de l'engagement à destination de toute la jeunesse et de la découverte de la diversité culturelle, et extension des actions à toute la population à travers le "Pass culture pour tous".
En attendant cette feuille de route, prévue à la fin du printemps, le Pass culture précise les principales conséquences de sa transformation en opérateur de l'État. Tout d'abord, ses ressources prendront désormais la forme d'une "subvention pour charge de service public" ayant pour contrepartie la réalisation de missions confiées par l'État ainsi qu'un renforcement du suivi des moyens engagés, humains comme financiers, par l'État et le Parlement.
De plus, la gouvernance du Pass culture sera élargie à des représentants des collectivités territoriales "afin de matérialiser ce partenariat stratégique entre l'État et les collectivités, ainsi que sa déclinaison opérationnelle dans tous les territoires". L'ouverture du Pass culture à tous a en effet vocation à renforcer l'attractivité touristique des territoires et à permettre aux acteurs culturels de gagner en visibilité auprès du grand public (lire notre article du 21 janvier).
Généralisé en 2021 et destiné à financer des actions d'éducation artistique et culturelle pour les classes des collèges et lycées publics et privés sous contrat, le Pass culture subventionné bénéficie pour 2026 d'un budget de 127,5 millions d'euros au titre de la part individuelle et de 62 millions au titre de la part collective.