Le camping-car : un tourisme décalé, en croissance et qui penche à l'ouest

L'impact économique des usagers de camping-car s'annonce en légère hausse pour l'été 2026. Plus intense durant les mois de juin et surtout septembre, ce tourisme d'itinérance se concentre très largement dans les régions de l'ouest, à commencer par la Bretagne.

L'économie du tourisme en camping-car continue de croître et ses adeptes vont très largement privilégier les régions de l'ouest de la France ainsi que les mois de septembre et juin pour leurs prochaines vacances, nous apprend Camping-Car Park, un réseau d'aires d'étape, de services et de campings municipaux, dans son dernier "baromètre été 2026" publié le 8 juin.

Cette enquête, réalisée auprès d'un échantillon représentatif de 9.619 camping-caristes et vanistes européens (français, espagnols, anglais, allemands et belges), insiste d'entrée sur un point : malgré la hausse des prix des carburants, 78,3% des usagers interrogés déclarent qu'ils partiront "certainement" cet été. Et cette activité devrait avoir un impact économique local estimé à 1,6 milliard d'euros sur la saison estivale, un niveau plus élevé que celui de 2025 (1,54 milliard), même si le budget quotidien moyen hors hébergement annoncé se présente légèrement à la baisse : 39 euros par jour et par personne, hors coût de stationnement.

La hausse du coût des carburants va toutefois modifier les comportements puisque les usagers des camping-cars annoncent qu'ils vont réduire leurs déplacements et, par conséquent, rester plus longtemps à un même emplacement : à l'été 2026, les séjours de deux nuits seront plébiscités par 52,4% des usagers, contre 40% en 2025.

"Loin des pics de fréquentation de l'été"

Autre inflexion mise en avant par le baromètre : septembre concentre 73,3% d'intentions de séjour, contre 64% en 2025, et devient ainsi le mois favori des camping-caristes. Juin suit avec 58% d'intentions de départs. En revanche, seuls 45% des usagers du camping-car prévoient de partir en août. Ces intentions de départs tendraient à montrer que le camping-cariste moyen n'a pas d'enfant en âge scolaire et peut disposer de son temps avec une grande souplesse. Effectivement, s'ils ne sont pas tous retraités, les usagers de camping-cars français sont relativement âgés : 59 ans en moyenne selon la Fédération des campeurs, caravaniers et camping-caristes.

Pour Camping-Car Park, cette tendance à partir plutôt en septembre et juin "confirme la recherche de calme, de confort et de souplesse, mais aussi la volonté croissante d'éviter les fortes chaleurs estivales, ouvrant de nouvelles perspectives de fréquentation pour les territoires, loin des pics de fréquentation traditionnels de l'été".

Un camping-cariste sur quatre ira en Bretagne

À propos de territoires, on retrouve encore dans l'enquête des résultats décalés par rapport aux destinations françaises généralement choisies par les autres catégories de touristes. La Bretagne capte en effet à elle seule 25% du total des intentions de séjours cet été, loin devant la Nouvelle-Aquitaine (14%), la Normandie (10,5%), les Pays de la Loire et l'Occitanie (8% chacune).

On relève toutefois des évolutions notables par rapport à 2025 : malgré son leadership en nombre de nuitées prévues (7,5 millions), la Bretagne est en recul de 22% sur un an, alors que l'Occitanie, avec 2,4 millions de nuitées prévues, fait un bond de 25% sur un an. La progression la plus importante restant celle d'Auvergne-Rhône-Alpes : +60% pour 2,2 millions de nuitées attendues.

 

 

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