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Le Sénat adopte le projet de loi d'orientation des mobilités

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Anne Lenormand avec AFP / Localtis
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Transport mobilité durable

Le Sénat a adopté ce 2 avril en première lecture le projet de loi d'orientation des mobilités (LOM) après l'avoir largement amendé, notamment sur le volet financier.

Le Sénat a adopté ce 2 avril en première lecture le projet de loi d'orientation des mobilités (LOM) par 248 voix (LR, centristes, RDSE à majorité radicale, LREM, Indépendants) contre 18 (CRCE à majorité communiste) et 79 abstentions (PS). Élisabeth Borne a salué cette adoption "à une très large majorité". "C'est vraiment une réponse forte aux fractures sociales et territoriales qui minent notre pays", a souligné la ministre des Transports. Le projet de loi "marque une vraie orientation importante de notre politique en faveur des transports du quotidien pour apporter des réponses à tous les Français dans tous les territoires".
Soulignant que le texte amendé par les sénateurs "respecte les grands équilibres" défendus par le gouvernement, Elisabeth Borne a aussi noté "l'intérêt fort du Sénat pour les mobilités actives, en particulier le vélo, et plus largement l'enjeu de transition énergétique pour tous les modes de transport".
Le texte va poursuivre son parcours parlementaire à l'Assemblée nationale, en mai en commission et en juin dans l'hémicycle, avec pour objectif une adoption définitive en juillet. Dans un communiqué, la commission de l'aménagement du territoire et du développement durable du Sénat s'est félicitée de la transmission à l'Assemblée d'une version "substantiellement améliorée" du projet de loi. "Le rapporteur Didier Mandelli et le président Hervé Maurey attendent désormais que soient préservés les acquis introduits par le Sénat en particulier s’agissant des moyens financiers", prévient le communiqué de la commission. "Si, d’aventure, ce texte devait finalement ne pas comporter de volet financier sérieux et ne pas prévoir d’aides concrètes allouées aux EPCI pour qu’ils exercent la compétence sur les mobilités, je ne le soutiendrais pas, et je ne serais sans doute pas le seul", a ainsi mis en garde Hervé Maurey.

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