Le sport comme levier d’insertion et d’accès à l’emploi
France Travail a présenté vendredi 5 juin son plan d’action Sport & emploi 2026-2027 à travers lequel l’opérateur ambitionne d’accompagner 100.000 personnes en mobilisant les acteurs de l’emploi et les clubs sportifs sur l’ensemble du territoire national.
© @Florian Grill/ Opération « Stade vers l’emploi » à Clamart le 05 juin avec Thibault Guilluy
Le sport peut constituer un vecteur de retour à l’emploi efficace. Le directeur général de France Travail Thibaut Guilluy en est convaincu. Il l’a redit lors de la présentation vendredi 5 juin du plan d’action Sport & emploi mis en œuvre par l’opérateur et qui porte l’ambition d’accompagner vers l'emploi pas moins de 100.000 personnes sur la période 2026-2027. En 2025, selon France Travail, six participants sur dix aux actions "Du stade vers l’emploi" ont d’ailleurs retrouvé un emploi.
Le premier lien entre sport et travail, a expliqué le dirigeant, ce sont les valeurs, qu’il s’agisse "du développement des compétences" ou du sens du "collectif". "Le monde du travail et du sport sont en dialogue à travers leurs histoires et leurs valeurs", a-t-il insisté, rappelant que l’emploi dans le sport demeure très dynamique. Alors afin de généraliser l’insertion par le sport, Thibaut Guilluy entend faire des clubs sportifs "des partenaires de la remobilisation". Le sport en France, a-t-il rappelé, ce sont 15 millions de licenciés à travers 160.000 clubs sportifs. Parmi ceux-ci, France Travail mobilise à travers la démarche "Clubs sportifs engagés" près de 12.000 clubs amateurs, plus de 200 clubs professionnels et 38 fédérations sportives ainsi que leurs déclinaisons régionales et départementales.
En 2025, France Travail revendique 60.000 accompagnements grâce au sport, 580 opérations "Du stade vers l’emploi", 380 parcours de remobilisation associant sport, santé et accompagnement vers l’emploi à l’issue desquels quatre participants sur dix accèdent à un emploi à 6 mois, ou encore 150 actions "aller-vers" menées plus spécifiquement dans les quartiers prioritaires, les territoires ruraux et plus globalement auprès des publics les plus éloignés de l’emploi.
L’emploi dans les clubs sportifs a bondi de 44% en 15 ans
En s’appuyant sur une méthode que son directeur général dépeint ainsi : "on fait, on teste, on mobilise, on évalue et on passe à l’échelle", France Travail promet pour 2026 une montée en puissance avec un objectif de 100.000 bénéficiaires accompagnés, 850 opérations "Du stade vers l’emploi", 500 parcours de remobilisation "s’adressant aux personnes les plus éloignées de l’emploi", a précisé Thibaud Guilluy, 300 aller-vers "destinés à des jeunes ou des personnes qui ont renoncé à pousser la porte de France Travail" et pour lesquels les clubs sportifs peuvent être "un outil de remédiation", ou encore 50 actions de découverte des métiers et 50 opérations dédiées aux métiers du sport. A ce titre, a rappelé le directeur général de France Travail, les clubs en France emploient 263.000 salariés, sans compter les nombreux coachs indépendants. Un chiffre qui a bondi de 44% en 15 ans.
En surfant sur l’actualité sportive de l’été, France Travail va également lancer à compter du 15 juin le Tour de France de l’emploi. Une opération qui s’appuie sur un événement sportif populaire "qui sera l’occasion à chaque étape de proposer des jobs dating et de l’accompagnement pour les entreprises du territoire autour des enjeux du recrutement et de la valorisation de la création d’entreprise". Pour Thibaut Guilluy, chaque kilomètre parcouru à l’occasion du Tour de France devra être l’occasion de pourvoir un emploi, soit un objectif de 3.500 d’ici l’étape finale des Champs-Elysées.
A travers l’ensemble des dispositifs qui constituent ce plan d’action 2026-2027, Thibaut Guilluy a souligné que l’enjeu essentiel consistait à "connecter les gens avec leur potentiel".