Les classes "prépa seconde" pérennisées et assouplies

Destinées à remobiliser les élèves en difficulté avant leur entrée en seconde, les "prépas seconde" sont reconduites après deux ans d'expérimentation. Un décret les ouvre à tous les élèves et en élargit les règles d'orientation et de changement d'établissement.

Les classes préparatoires à la seconde s'installent dans le paysage éducatif français. Lancées à titre expérimental à la rentrée scolaire 2024-2025, elles sont confirmées par un décret du 10 juillet qui en reconfigure toutefois le modèle.

À l'origine, l'expérimentation consistait à ouvrir dans un ou plusieurs lycées de chaque département (et dans un ou plusieurs lycées par région pour la filière agricole) une classe "prépa seconde" destinée à accueillir des élèves admis en seconde générale, technologique ou professionnelle n'ayant pas obtenu le diplôme national du brevet (DNB) l'année précédente et volontaires. À l'issue de leur année de "prépa seconde", les élèves poursuivaient leur scolarité dans la formation et l'établissement dans lesquels ils avaient été initialement admis. Lors de l'année scolaire 2024-2025, 1.320 élèves avaient intégré une des 101 classes ouvertes.

À l'issue de cette première année, un rapport de l'inspection générale de l'éducation, du sport et de la recherche (IGESR) avait loué le "rôle décisif" que les classes préparatoires à la seconde avaient joué "dans la remobilisation des élèves, l'adhésion à l'École, la restauration de leur confiance en eux et la construction progressive de leur projet d'orientation", tout en reconnaissant que "les effets sur les fondamentaux scolaires [étaient] majoritairement jugés plus modestes". Le dispositif avait alors été reconduit en 2025-2026, mais seulement dans 80 établissements.

Plus de référence à l'échec au DNB

Pour l'année 2026-2027, les règles changent. Si la "prépa seconde" recrute toujours sur la base du volontariat, le décret du 10 juillet ne fait plus référence au défaut d'obtention du DNB. Autrement dit, tout élève ressentant le besoin de consolider ses acquis du collège, renforcer sa méthodologie et affiner son orientation – les objectifs initiaux du dispositif – avant d'intégrer la classe de seconde peut en principe y être admis. Il est en outre à noter que le dispositif est abandonné pour les lycées relevant des ministères chargés de l'agriculture ou de la mer.

Mais les changements les plus importants sont à chercher ailleurs. En effet, à l'issue de sa "prépa seconde", un élève pourra désormais, soit poursuivre sa scolarité en classe de seconde, soit demander un changement d'orientation. Quel que soit son choix, il pourra poursuivre sa scolarité, soit dans l'établissement dans lequel il avait été initialement admis, soit dans l'établissement dans lequel il a réalisé sa "prépa seconde" si cet établissement est différent du précédent, ou encore dans un établissement différent des deux précédents, sous réserve de l'accord du directeur académique des services de l'Éducation nationale (Dasen) après avis du chef de l'établissement d'accueil.

Ces modifications font suite au rapport de l'IGESR qui recommandait notamment d'accompagner les élèves dans "l'accès à une voie adaptée à leurs aspirations et à leurs capacités sans refuser d'emblée toute prise de risque".

 

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