Les conférences régionales du sport sont en ordre de marche

Toutes les conférences régionales du sport ont été installées en métropole, d'après un premier bilan de l'Agence nationale du sport. Les deux tiers sont présidées par des représentants des collectivités territoriales et les premiers projets sportifs territoriaux sont attendus pour le début de l'année 2022.

Cette fois, ça y est ! Plus de deux ans et demi après la création de l'Agence nationale du sport (ANS), en avril 2019, les conférences régionales du sport (CRS), qui doivent incarner la nouvelle gouvernance partagée du sport dans les territoires, sont enfin opérationnelles. À l'occasion d'une visioconférence organisée le 9 décembre par l'association Sports et territoires, Anne-Lise Quiot, conseillère chargée des territoires à l'ANS, a présenté un premier bilan de leur installation dans les douze régions métropolitaines.
La première conférence avait été installée début 2021 en Centre-Val de Loire (lire notre article du 20 janvier). La dernière l'a été en Occitanie, en septembre. Pour les territoires d'outre-mer, un décret cosigné par les ministres chargés des Sports, d'une part, de l'Outre-mer, d'autre part, doit être pris dans chacun des territoires pour adapter la composition des CRS. À ce jour, trois arrêtés ont été pris, à Saint-Pierre-et-Miquelon, Mayotte et Wallis-et-Futuna, ce qui devrait permettre aux conférences de ces territoires de s'installer dès le début de 2022.

Les conseils régionaux à la manœuvre

Les CRS installées comprennent en moyenne 58 membres, avec un minimum de 45 et un maximum de 74 membres, représentant quatre collèges : services de l'État, collectivités territoriales, mouvement sportif, monde économique et social. Huit CRS sont présidées par des membres issus du collège des collectivités territoriales – les conseils régionaux en particulier – et quatre par des membres issus des Cros (comités régionaux olympiques et sportifs). On retrouve parmi les vice-présidents des représentants issus des Cros ou des collectivités, ainsi que, dans chacune des conférences, du collège des acteurs économiques. "C'est pour nous une satisfaction que le monde économique se soit emparé de cette nouvelle instance et y prenne pleinement sa part", a commenté Anne-Lise Quiot.
En termes de fonctionnement toujours, hormis les séances plénières, d'autres formats ont été mis en place afin de permettre un travail "au quotidien", que ce soit sous la forme d'un bureau, d'un comité stratégique ou de commissions thématiques. Ces dernières rassemblent des membres des CRS en format restreint mais toujours représentatif des quatre collèges. Les thématiques de ces commissions reprennent tout ou partie des huit axes fixés par la loi du 1er août 2019 relative à la création de l'Agence nationale du sport mais pas uniquement. "L'objectif est de pouvoir prendre en compte les spécificités locales en allant au-delà des thématiques visées par la loi, a pointé Anne-Lise Quiot. Parmi les thématiques retenues par les commissions, on relève le sport-santé, le sport de pleine nature, les événements sportifs internationaux, et Paris 2024 en particulier."
La conseillère chargée des territoires a encore précisé que l'agence avait créé un "cercle des présidents". Son but ? Tisser un réseau qui se réunira deux fois par an afin d'échanger sur la façon dont se déroulent ces conférences, faire remonter des bonnes pratiques et envisager la manière de les déployer dans les autres territoires, et bien évidemment pointer les difficultés lorsqu'elles existent. La première de ces réunions s'est tenue en octobre dernier, la prochaine aura lieu en début d'année 2022.

Du diagnostic au projet

La mission principale des conférences régionales du sport est désormais d'élaborer un projet sportif territorial (PST) qui courra sur une durée de cinq ans. Le PST aura vocation à définir la stratégie et les priorités à l'échelle du territoire pour permettre le développement le sport, avec, comme l'a rappelé Anne-Lise Quiot, l'ambition nationale d'augmenter de trois millions le nombre de pratiquants… une ambition déjà affichée au début de quinquennat. 
La première étape du PST est le diagnostic – un bilan de l'offre de tout l'écosystème sportif à l'échelle du territoire – à partir duquel les membres de la CRS décideront des objectifs et de la stratégie. Le PST comporte également des modalités de suivi et d'évaluation qui permettront de déterminer si les objectifs ont été atteints, s'ils doivent être reconduits, etc.
L'année 2021 aura largement été mise à profit par les conférences installées. Les diagnostics territoriaux sont engagés dans toutes les régions. On constate au passage que huit d'entre elles ont choisi de recourir à un prestataire extérieur pour réaliser ce diagnostic. Anne-Lise Quiot s'est réjouie que "les premiers livrables soient arrivés et que les autres soient attendus pour le printemps 2022". La conseillère chargée des territoires a ajouté : "Les conférences qui ont terminé leur diagnostic ou sont en passe de le terminer vont pouvoir passer au plan d'action : objectif et stratégie, puis modalités d'évaluation." Les premiers projets sportifs territoriaux pourront dons être adoptés dès février, pour le Centre-Val de Loire, et en mars, pour l'Île-de-France et la Nouvelle-Aquitaine.
La validation du PST dans chaque région donnera ensuite lieu à la mise en place des conférences des financeurs dont la mission sera de déterminer les actions et les moyens à mettre en œuvre pour faire vivre le projet. Mais chaque chose en son temps…

 

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