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Tourisme - Les hébergements collectifs touristiques ont enregistré 23 millions de nuitées supplémentaires en 2017

Publié le
par
Jean-Noël Escudié / P2C
dans

Tourisme, culture, loisirs

L'Insee publie les chiffres 2017 de la fréquentation des hébergements collectifs touristiques, dénomination qui recouvre les hôtels, les campings, les résidences de tourisme et hôtelières, les villages de vacances, maisons familiales, auberges de jeunesse... Après ceux de la fréquentation touristique (voir nos articles ci-dessous), ces chiffres sont - sans surprise - très positifs, avec toutefois des progressions différentes selon le type d'hébergement collectif ou la localisation géographique.

Une croissance forte... mais pas propre à la France

La France a enregistré l'an dernier un niveau record pour les hébergements collectifs touristiques, avec un total de 429 millions de nuitées réalisées. Ce chiffre représente une progression de 5,6% par rapport à l'année précédente, soit 23 millions de nuitées supplémentaires, et correspond à un afflux de touristes résidents comme non-résidents. Il se situe nettement au-delà de la fréquentation des années 2011 à 2016, qui enregistraient entre 400 et 412 millions de nuitées. Pour l'Insee, "l’année 2017 fait beaucoup plus que compenser le moindre dynamisme observé en 2015 et 2016, consécutif notamment aux attentats de novembre 2015 et de juillet 2016".
Cette croissance n'est toutefois pas spécifique à la France et se retrouve aussi dans les autres pays de l'Union européenne, avec en particulier 471 millions de nuitées en Espagne (soit 42 millions de plus qu'en France), 427 millions en Italie et 400 millions en Allemagne.

Haut de gamme et touristes étrangers tirent l'hôtellerie

En termes de typologie, les autres hébergements collectifs touristiques (AHCT, comprenant les résidences de tourisme et hôtelières, les villages de vacances, maisons familiales et auberges de jeunesse) connaissent la plus forte croissance (+7%) de leurs nuitées, devant les campings (+5,5%) et les hôtels (+4,9%). Au sein des campings, l'écart continue de se creuser entre les emplacements équipés (+9%) et les emplacements nus (+2,1%).
Pour sa part, l'hôtellerie bénéficie du retour de la clientèle étrangère (+8,8% et 36% des nuitées), et plus particulièrement des Américains (+16% de nuitées), des Chinois (+19,2%), des Japonais (+22%) et des Russes (+32,9%). Parmi la quinzaine de principaux pays ou continents d'origine, seul le Royaume-Uni s'affiche à la baisse, avec un recul des nuitées de 3,4%. C'est d'ailleurs le haut de gamme qui tire la fréquentation (+11,1% de nuitées pour les cinq étoiles, +9,6% pour les quatre étoiles), alors que le nombre de nuitées dans les hôtels une étoile recule de 21,5%. Ce dernier résultat s'explique toutefois par la forte montée en gamme des hôtels avec les nouveaux classements, le nombre de chambres dans les hôtels une étoile ayant diminué l'an dernier de près de 30%.

L'Ile-de-France largement en tête

De leur côté, les résidents restent toujours aussi attachés à l'hôtellerie de plein air (+6%, ce qui permet d'atteindre un nouveau record). Les touristes étrangers sont également de retour dans les campings (+4,5% de nuitées), ce qui permet de battre le précédent record de fréquentation de la clientèle étrangère, remontant à 2013.
Enfin, en termes géographiques, toutes les régions métropolitaines bénéficient de la progression du nombre de nuitées, à l'exception des Hauts-de-France (-0,9%). L'Ile-de-France, très touchée par les attentats les années précédentes, l'emporte haut la main (+10,6%), mais d'autres régions réalisent également de bons scores, comme Paca (+4,8%), Grand Est (+4,7%), la Corse (+4,3%) ou encore la Normandie et la Bretagne (+3,8%). Auvergne-Rhône-Alpes – troisième région touristique française - se contente en revanche d'une modeste progression de ses nuitées de 0,3%.

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