Les maires de stations de montagne remontés contre le PLF 2027
"Un étranglement budgétaire insupportable pour les communes support de stations de montagne", c'est en ces termes très durs que l'Association nationale des maires des stations de montagne (ANMSM) juge le projet de loi de finances (PLF) pour 2027 présenté le 1er octobre par le gouvernement. Dans un communiqué daté du 8 octobre, l'ANMSM, qui fédère une centaine de stations sur tous les massifs français, "dénonce un texte qui fait peser sur les communes support de stations une charge disproportionnée".
À propos de la nouvelle "contribution progressive à l'effort budgétaire" (CPEB), l'association estime à 21 millions d'euros la contribution de ses communes adhérentes, soit 1,56% de la contribution nationale alors qu'elles réunissent 0,22% de la population, soit une charge de 134 euros par habitant permanent, sept fois plus élevée que la moyenne nationale.
Dans un autre registre, l'ANMSM pointe le plafonnement de l'amortissement des locations de meublés non professionnels, qui passe dans le PLF de 2,5%, plafonné à 7.000 euros, à 1,5%, plafonné à 5.000 euros, "alors que la location des meublés de tourisme est essentielle au modèle économique des stations de montagne".
Enfin, l'ANMSM regrette que "la consultation engagée en mai 2026 sur la taxe de séjour [ne soit] toujours pas achevée", mais surtout que la plupart des amendements au PLF déposés sur ce thème "contredisent les principales orientations" communes aux organisations professionnelles et aux associations d'élus, dont le maintien de l'affectation touristique de la taxe de séjour, le refus du barème proportionnel ou le maintien du caractère local de la taxe de séjour.
Sur l'ensemble de ces sujets, l'ANMSM appelle les parlementaires "à cesser le hold-up des collectivités territoriales".