Les partenaires sociaux démarrent les négociations sur l’emploi des jeunes

Syndicats et organisations patronales vont se rencontrer mercredi 4 novembre pour négocier des mesures favorisant l’emploi des jeunes. Mais encore faut-il qu’ils trouvent un terrain d’entente.

L’emploi des jeunes fait son retour dans l’agenda des partenaires sociaux. Alors que les manifestations lycéennes et étudiantes ont remis le sujet dans l’actualité, syndicats et organisations patronales doivent se réunir mercredi 4 novembre afin de définir les thèmes de négociation. 

En amont de cette rencontre, plusieurs organisations syndicales fixent déjà une ligne rouge. "On repart d’une feuille blanche. On n’est ni sur le contrat de travail, ni sur un Smic jeunes", avertit le représentant FO, Yanis Aubert. Début septembre, la CFDT avait aussi exclu des négociations visant à "favoriser l’emploi des jeunes par plus de flexibilité". 

En septembre 2025, le Medef avait invité les partenaires sociaux à ouvrir "une négociation interprofessionnelle sur l’emploi des jeunes pour créer un cadre spécifique de la relation de travail". Mais sa proposition d’un CDI pouvant être rompu sans motif pendant les premières années avec une indemnisation conditionnée à l’ancienneté a braqué les syndicats et a aussi été rejetée par Matignon. 

Au deuxième trimestre 2026, le chômage des jeunes est remonté à son niveau de 2017 : selon l'Insee, 21,6% des 15-24 ans déclarent chercher un emploi, une part en hausse continue depuis 2023. Conscient du problème, l’exécutif, dans le PLF 2027, a tenté de limiter les coupes budgétaires touchant l’emploi des jeunes (lire notre article) mais exige tout de même des missions locales et de France Travail des économies de fonctionnement. 

Formation et orientation

Appelant la jeunesse à rejoindre leurs rangs le 5 novembre, les organisations syndicales considèrent que "les jeunes doivent pouvoir grandir, apprendre, se former, construire leur avenir et dans des conditions dignes" et réclament, dans leur appel, "l’augmentation des moyens" des services publics pour "former les jeunes". 

Mi-octobre sur France culture, le président du Medef, Patrick Martin, a indiqué vouloir diviser par deux le taux de chômage des jeunes, plaidant pour une "meilleure collaboration entre le monde de l’enseignement, dans toutes ses formes et à tous les niveaux, et précisément le monde de l’entreprise", afin d’améliorer l’orientation. 

Dans ses propositions détaillées en 2025, l’organisation patronale appelait en outre à "réduire de 5% par an le nombre de formations post-bac sans débouché", "tripler le nombre de formations bac +1", mettre "100% des jeunes en immersion longue en entreprise pendant leur scolarité" ou encore assurer une "stabilité durable du financement de l’apprentissage". Pour 2026, l’exécutif anticipe 790.000 entrées en apprentissage, un chiffre en recul par rapport aux années passées. 

 

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