Petites Villes de demain : la campagne de recrutement des chefs de projet bat son plein

Alors que la plupart des villes éligibles au programme Petites Villes de demain ont signé leur convention d'adhésion, il leur faut à présent recruter un chef de projet. Pour les aider à trouver la perle rare, l'Agence nationale de la cohésion des territoires (ANCT), qui pilote le programme, a mis en place une plateforme recensant toutes les fiches de postes.

Un an après son coup d’envoi, le programme Petites Villes de demain (PVD) a démontré un vif engouement chez les maires éligibles. Quelque 1.300 conventions d’adhésion sur les 1.600 villes pressenties ont été signées au mois d’octobre. Alors pour les mairies, il devient impératif de recruter un "chef de projet", maillon indispensable pour l’ingénierie du dispositif. Pour les aider, l’Agence nationale de la cohésion des territoires (ANCT), qui pilote le programme, a mis en place une plateforme recensant toutes les fiches de postes disponibles. Ces chefs de projet sont amenés à jouer "le rôle de chef d’orchestre, de la convention d’adhésion jusqu’à la signature d’une opération de revitalisation du territoire, pour mettre en musique la stratégie des élus", explique Franck Chaigneau, le responsable du programme à la Banque des Territoires. Cette dernière cofinance le poste à hauteur de 15.000 euros maximum par an, dans la limite de 25% des coûts, pendant toute la durée du programme, soit jusqu’à la fin du mandat municipal en 2026. Une aide complémentaire peut-être accordée par l’Agence nationale de l'habitat en cas d’opération de réhabilitation du parc privé (Opah-RU).

"Récréer des flux"

La subvention de la Banque des Territoires est conditionnée à un certain nombre de missions dévolues au chef de projet : recenser les documents stratégiques territoriaux, définir les besoins en ingénierie (études, diagnostics…) sur la rénovation de l’habitat, le commerce, les services, les mobilités, etc. , suivre l’avancement opérationnel du projet, mettre en œuvre et animer une Opah-RU, gérer le budget global, les marchés publics, fédérer les différents partenaires publics et privés du projet… D’où la nécessité de profils très polyvalents. Car comme l’a rappelé Juliette Auricoste, directrice du programme PVD à l'ANCT, lors du Salon des maires, ce jeudi 18 novembre, le programme repose sur deux pieds : il s'agit de revitaliser le commerce de centre-ville mais aussi de "recréer des flux". "Relancer la fréquentation, c’est mobiliser toutes les politiques publiques. (…) C’est travailler sur l’espace public, travailler sur l’habitat, travailler sur la localisation des services publics, ou de l’offre culturelle", a-t-elle insisté, lors d’une table ronde sur la revitalisation des centres-villes, aux côtés de la ministre de la Cohésion des territoires, Jacqueline Gourault.

 

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