Localtis
Jean-Noël Escudié / P2C pour Localtis

Pour sa première réunion, le comité stratégique du tourisme de montagne esquisse une feuille de route

Tourisme, culture, loisirs

Cohésion des territoires

Réuni sous la houlette du secrétaire d'État Jean-Baptiste Lemoyne avec la participation d'élus locaux, ce nouveau comité prévoit de travailler sur la qualité de l'offre (hébergement notamment), la diversification des stations et la promotion de ces destinations.

Le 12 février, Jean-Baptiste Lemoyne, le secrétaire d'État auprès du ministre de l'Europe et des Affaires étrangères, et Joël Giraud - député (LREM) des Hautes-Alpes, président de la commission permanente du Conseil national de la montagne et rapporteur général du budget - ont présidé le premier comité stratégique du tourisme de montagne. Autour de la table : une quarantaine d'élus de collectivités territoriales, des professionnels du tourisme, des associations professionnelles et des représentants des ministères.

La deuxième destination de ski au monde, mais des défis à relever

La création de ce comité concrétise une annonce de Jean-Baptiste Lemoyne lors de l'assemblée générale des Domaines skiables de France en octobre dernier. Ses travaux s'inscrivent aussi dans le cadre du Conseil national de la montagne (CNM), présidé par le Premier ministre.

Le compte rendu publié après la réunion du comité stratégique ne manque pas de rappeler que "la France est aujourd'hui la deuxième destination de ski au monde, après l'Autriche" (après avoir longtemps été la première), avec près de 54 millions de journées de ski pour la saison d'hiver 2017-2018. Ce chiffre en progression, après quatre saisons de baisse d'activité en raison d'un faible enneigement hivernal, et des investissements des stations en forte hausse depuis trois ans (près de 2 milliards d'euros annuels) créent un contexte plutôt favorable (voir nos articles ci-dessous).

Pour autant, "le tourisme de montagne doit [...] poursuivre ses efforts pour relever de nombreux défis, notamment les enjeux climatiques, la nécessaire diversification des offres de loisirs et le recul de la fréquentation domestique au profit des clientèles internationales. Ces mutations obligent à repenser le modèle de certaines stations, que ce soit au niveau de leur hébergement de loisirs, de leur offre de services, de leur positionnement dans la compétition mondiale et des stratégies de promotion qui en découlent".

Trois axes de travail pour une feuille de route à l'automne 2019

Cette première réunion du comité stratégique a donc été l'occasion d'adopter "les grands axes de travail d'une feuille de route opérationnelle pour le développement du tourisme dans les massifs français". Celle-ci comporte trois axes principaux. Tout d'abord, l'amélioration de la qualité des offres et de leur commercialisation, notamment en matière d'immobilier de loisir (avec notamment le problème des "lits froids" et celui du vieillissement de certaines stations). Ensuite, une diversification des offres, afin de rendre les destinations de montagne plus attractives en toutes saisons et auprès de clientèles variées (en particulier auprès des jeunes, qui ont tendance à se détourner des sports d'hiver). Enfin, le renforcement de la promotion des stations pour que les publics se réapproprient ces destinations et pour renouveler les clientèles, notamment par l'ouverture à de nouveaux marchés (en particulier en Asie). S'y ajoute la question de la durabilité du tourisme de montagne, qui fera l'objet d'une approche transversale sur chacun de ces trois axes.

En termes de calendrier, la prochaine réunion du comité stratégique de montagne se tiendra au mois de mai. Et la feuille de route finalisée sera présentée au Premier ministre à l'automne 2019, lors de la prochaine réunion du Conseil national de la montagne.

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