Remise en état des voiries de Clairmarais après les inondations
Après les inondations de l'hiver 2023-2024, Clairmarais remet en état ses voiries, avec l'appui de la Banque des Territoires.
© yorgen67/Adobe Stock
En bref
Frise chronologique
Chiffres clés
Habitants de la commune 579 habitants
Foyers touchés par les inondations 70 foyers
Coût total des deux projets de reconstruction 2,3 M€
A retenir
Une réponse rapide de la commune après les inondations de l'hiver 2023-2024.
Des voiries confortées qui font aussi office de digues naturelles en cas de crue.
Une RD209 réaménagée pour la mobilité douce et une meilleure gestion des eaux pluviales.
Montage du projet
- Prêt Cohésion Sociale sur 25 ans (voiries et passerelle) : 350 000 €
- Prêt Cohésion Sociale sur 25 ans (réhabilitation RD209) : 290 000 €
- Total des prêts Banque des Territoires : 640 000 €
Zoom
Clairmarais, une commune du marais audomarois frappée par les inondations
Située dans le Pas-de-Calais, au cœur du marais audomarois et rattachée à l'Agglomération du Pays de Saint-Omer, la commune de Clairmarais et ses 579 habitants ont été durement touchés par les événements climatiques de l'hiver 2023-2024. Près de 70 foyers ont subi les inondations et plusieurs infrastructures communales sont restées sous les eaux pendant plusieurs semaines.
Face à l'ampleur des dégâts, la commune a sollicité à deux reprises la Banque des Territoires : une première fois pour la remise en état de ses voiries et de la passerelle du Grand Saint-Bernard, une seconde pour la réhabilitation de sa route principale. L'enjeu ne se limite pas à la réparation : il s'agit également d'armer le territoire face aux crues à venir.
Deux chantiers pour réparer les dégâts et prévenir les crues futures
Réfection et confortement des voiries inondées
Le premier chantier porte sur la réfection et le confortement des voiries inondées et de leurs accotements, qui jouent également le rôle de diguesnaturelles en cas de montée des eaux. Rehaussés et confortés, ces accotements forment une ligne de défense continue le long des canaux : en cas de crue, ils contiennent la montée des eaux et protègent les habitations et cheminements situés en contrebas. Les travaux comprennent le rabotage de la chaussée, son renforcement par purge et mise en place de grave, la réfection du revêtement en grave bitumeux, la reprise du cheminement piéton vers la passerelle et le rehaussement des accotements.
Remplacement de la passerelle du Grand Saint-Bernard
Ce même chantier intègre le remplacement et le rehaussement de la passerelle piétonne du Grand Saint-Bernard, la remise en état du ponton du bac à chaîne et la création d'une défense de berge. L'objectif est de sécuriser durablement les cheminements et les abords du cours d'eau.
Réhabilitation de la RD209 et gestion des eaux pluviales
Le second chantier concerne la réhabilitation de la RD209, route principale de la commune. Son réaménagement favorise les mobilités douces, tout en renaturant ses abords et en améliorant la gestion des eaux pluviales grâce à la désimperméabilisation des surfaces. Au-delà de la simple réparation, ce volet inscrit la reconstruction dans une logique d'adaptation au changement climatique.
Désimperméabilisation, renaturation et voiries-digues relèvent d'une même logique de solutions fondées sur la nature : sur un territoire exposé au ruissellement, aux remontées de nappe et à des crues désormais récurrentes, la reconstruction ne se contente pas de réparer, elle inscrit la commune dans une trajectoire d'adaptation au changement climatique.
L'accompagnement de la Banque des Territoires
Pour accompagner Clairmarais dans sa reconstruction, la Banque des Territoires a mobilisé le prêt Cohésion sociale sur ses deux chantiers. Le premier projet, réfection des voiries et remplacement de la passerelle, a été financé à hauteur de 350 000 euros sur 25 ans, pour un coût total de 1,3 million d'euros, complété par des subventions et l'autofinancement de la commune. Le second, réhabilitation de la RD209, a bénéficié d'un financement de 290 000 euros sur 25 ans, sur un coût total de près de 1,02 million d'euros.
En intervenant en prêt à long terme aux côtés des subventions de l'État, la Banque des Territoires permet à la commune d'étaler la charge de ces investissements, essentiels à la résilience de son territoire. Une intervention qui prolonge son engagement en faveur de la gestion de l'eau et de la résilience climatique des territoires.