Transition écologique : 2026 doit être une année d'accélération, pour la ministre Monique Barbut
L'année 2026 doit être une "année d'action et de résistance" durant laquelle "nous accélérerons la mise en oeuvre" des politiques environnementales, a déclaré ce 20 janvier la ministre de la Transition écologique, se fixant pour priorités l'adaptation, la préservation et la décarbonation.
Après une année 2025 "marquée par l'incertitude" et les "tentations de renoncement", "il nous faut maintenant tenir la promesse des trajectoires que nous avons dessinées", a jugé Monique Barbut dans un discours retransmis en ligne à l'occasion de ses voeux. "Et si certains voudraient nous faire croire que 2026 (...) serait une année d'immobilisme", à un an de l'échéance présidentielle, "je le dis, 2026 doit être une année d'action et de résistance, (...) une année d'élan durant laquelle nous accélérerons la mise en oeuvre de nos politiques environnementales", a souligné la ministre.
La première priorité devra être l'adaptation aux effets du changement climatique, dans la lignée du troisième Plan national sur ce thème, présenté l'an dernier "et dont la totalité des mesures a déjà été engagée". L'autre axe prioritaire sera celui de la préservation, notamment des sols, a détaillé la ministre. Pour cela, "je souhaite que l'ambition du zéro artificialisation nette" (ZAN) - assouplie par le Sénat l'an dernier (lire notre article) - "soit maintenue" et "je m'opposerai aux arguments de celles et ceux qui souhaitent encourager la relance de l'exploration pétrolière dans nos outre-mer", a-t-elle réaffirmé. A l'initiative du groupe macroniste (RDPI), constitué de nombreux sénateurs ultramarins, une proposition de loi visant "à lever, dans les territoires d'outre-mer, l'interdiction de recherche, d'exploration et d'exploitation des hydrocarbures" arrive au Sénat le 29 janvier. Les ministères de la Transition écologique et de l'Economie ont déjà exprimé leur opposition à ce projet sur lequel l'exécutif ne s'est pas encore prononcé.
La ministre souhaite également que "la possibilité de mettre en place des zones à faibles émissions soit maintenue", alors qu’elle a été fortement remise en cause l'an dernier dans le projet de loi sur la simplification économique.
Par ailleurs, la ministre indique que les travaux sur le plan national de restauration de la nature seront finalisés "d'ici l'automne".
Concernant la décarbonation, 2026 "doit nous permettre d'atteindre les objectifs que nous nous sommes fixés", en assurant la mise en oeuvre de la Stratégie nationale bas carbone, dont une "ultime" version a été présentée fin 2025 (lire notre article), pour "concilier décarbonation et compétitivité", a réaffirmé Monique Barbut, quelques jours après la publication des derniers chiffres des émissions françaises montrant que la réduction des gaz à effet de serre patine (lire notre article).