BridgeforEU : des premiers points de coordination régionaux attendus à l'automne
Le dispositif BridgeforEU, qui vise à lever les obstacles administratifs et juridiques rencontrés dans un contexte transfrontalier, continue de prendre forme en France. Après avoir été instruites le 16 septembre dernier par l'Agence nationale de cohésion territoriale (ANCT), désignée point de coordination national (PCN) en France avec l'appui de la MOT, les préfectures de région frontalières vont consulter, courant octobre, les "acteurs du transfrontalier" de leurs territoires – collectivités, groupements européens de coopération territoriale (GECT), autorités de gestion des programmes Interreg, etc. – avec pour objectif de définir et de mettre en place le futur point de coordination régional (PCR) compétent pour chacune des six frontières (Allemagne, Belgique, Espagne, Luxembourg, Italie et Suisse), et le "comité partenarial" qui l'accompagnera.
Pour mémoire, ces PCR seront animés par les préfets de région avec l'appui des conseillers diplomatiques de ces derniers et des secrétaires généraux pour les affaires régionales. Ils auront pour principales missions de recevoir et d'analyser les obstacles qui seront portés à leur connaissance et de traiter les situations pouvant être résolues à l'échelon local – ou transmettre celles nécessitant une intervention interministérielle. "L'objectif reste de s'appuyer sur les instances de coopération existantes", précise la MOT.
Parallèlement, l'ANCT développe la plateforme nationale de dépôt et de suivi des obstacles transfrontaliers, avec pour ambition de pouvoir recevoir les premiers dossiers à compter de novembre. Une plateforme déjà disponible au Luxembourg, qui figure parmi les pays les plus avancés" dans le déploiement de ce dispositif – volontaire, rappelons-le –, relève la MOT. À ce jour, seuls la France, le Luxembourg et la Hongrie ont désigné un point de coordination national, sept autres ayant préféré désigner des "autorités pertinentes" – voir la liste tenue par la Commission européenne.