Brigitte Bourguignon fait le point sur l'avancée du plan "Métiers du grand âge"

À l'occasion d'un déplacement à Bordeaux, le 30 janvier, la ministre déléguée en charge de l'autonomie a procédé à "un point d'étape sur le plan d'actions pour les métiers du grand âge et de l'autonomie". Face au vieillissement de la population, l'objectif est "la revalorisation de ces professions sur le plan de la rémunération, de la formation ou encore de la qualité de vie au travail". Ce point d'étape intervient alors que les réalisations sont encore limitées, au moins sur le volet du domicile, les personnels des Ehpad devant en revanche bénéficier des suites du Ségur de la santé.
Brigitte Bourguignon a rappelé les quatre "axes forts" de ce plan d'action. Le premier concerne "la réponse aux besoins urgents en matière de ressources humaines". Sur ce point, le bilan d'étape indique que la mobilisation des ARS et de Pôle emploi a permis de voir aboutir 11.619 offres d'emploi dans les Ehpad (soit un taux de satisfaction des offres de 82%) et 23.552 dans l'aide à domicile (80%). Mais, en l'absence de comparaison avec la même période de 2019, il est difficile de se faire une idée de l'impact du plan. Le second axe concerne "le développement des capacités de formation et l'amélioration de leur adéquation aux besoins des employeurs et des personnes accompagnées". Il reste encore à construire avec les partenaires sociaux, mais bénéficiera de "la mobilisation conséquente des moyens du plan d'investissement dans les compétences (PIC)", dans le cadre d'un accord d'engagement et de développement des compétences (Edec). 
Le troisième axe porte sur "la lutte contre la sinistralité et la promotion de la qualité de vie au travail (QVT)". Au-delà de la mobilisation des ARS autour des projets de QVT (plus de 40 millions d'euros depuis 2018), un plan de lutte contre la sinistralité est en cours de finalisation par la Cnam (au titre des accidents du travail). Enfin, le dernier axe a pour objet "la nécessaire revalorisation salariale des métiers du grand âge". Sur ce point très sensible compte tenu de son incidence budgétaire, le communiqué publié après le déplacement à Bordeaux se contente d'indiquer que la revalorisation salariale est nécessaire comme "reconnaissance de l'utilité sociale de ces métiers, et pour susciter des orientations vers ces carrières". Les précisions devraient venir de la mission confiée sur ce point à Michel Laforcade, ancien directeur général de l'ARS de Nouvelle Aquitaine. 
Le calendrier figurant dans le document de présentation du bilan d'étape n'apporte guère plus de précisions. Il rappelle les actions déjà engagées : début des discussions avec l'Assemblée des départements de France et les partenaires sociaux sur la revalorisation de l'aide à domicile, versement de la prime Covid-19 aux salariés des services d'aide à domicile (voir notre article du 4 janvier 2021), lancement (le 19 janvier) de l'appel à projets pour le développement de "plateformes territoriales des métiers des métiers de l'autonomie des personnes âgées et en situation de handicap"... En revanche, seules deux actions à venir sont mentionnées : en mars, la signature de l'Edec des métiers du grand âge et de l'autonomie avec Élisabeth Borne, et, en avril, une campagne de communication sur ces métiers.

 

Pour aller plus loin

Voir aussi

Abonnez-vous à Localtis !

Recevez le détail de notre édition quotidienne ou notre synthèse hebdomadaire sur l’actualité des politiques publiques. Merci de confirmer votre abonnement dans le mail que vous recevrez suite à votre inscription.

Découvrir Localtis

Choix du format

 

Pour en savoir plus sur le traitement de vos données nous vous invitons à consulter notre Politique de protection des données à caractère personnelle