Délégations des futurs exécutifs : onze conseils pour un bon découpage
Comment faire pour organiser au mieux, au début du mandat, les délégations de l'exécutif municipal ou communautaire ? Une note du réseau Le Lierre formule onze préconisations tirées de l'expérience d'élus et cadres territoriaux.
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Après leur élection dans les prochains jours, les exécutifs communaux et intercommunaux vont devoir décider de l'attribution des délégations à leurs membres (adjoints, vice-présidents, conseillers municipaux et communautaires). Un enjeu politique et technique en matière d'organisation, qu'il ne s'agit nullement de traiter à la va-vite, tant il va conditionner l'action publique locale durant le reste du mandat.
Pour aider les élus locaux dans cet exercice, le réseau Le Lierre engagé dans la "transition écologique et solidaire", a publié vendredi 13 mars 2026 une note sur le sujet. Ceux qui voudraient obtenir un découpage clé en main, seront certainement déçus. Ce document réalisé par les consultants-chercheurs Manon Loisel et Nicolas Rio (cabinet Partie prenante) n'en fournit pas. "Il n'y a pas de recette miracle ni de schéma idéal", reconnaissent-ils. Mais ces derniers tirent un certain nombre d'enseignements à partir de témoignages qu'ils ont recueillis auprès d'une quarantaine d'élus et cadres territoriaux issus de diverses collectivités (Lyon, Tours, Strasbourg, Poitiers, Rennes, Villeurbanne…).
Ces experts des territoires ont formulé des avis souvent différents, parfois opposés. À la question "Faut-il superposer délégations politiques et organigramme administratif ?", certains ont répondu par l'affirmative, au motif qu'il faut "éviter d'avoir des élus sans leviers" et "des services sans élu".
Au contraire, d'autres ont mis en avant "le risque de positionner les élus en chefs de service et/ou de se retrouver enfermé dans un fonctionnement en silo". "L'enjeu n'est pas de superposer les organigrammes mais de penser leur articulation", concluent les auteurs. Ils conseillent par conséquent de "différencier les appellations pour distinguer le registre politique et le registre technique" (par exemple "service foncier" et "vice-président à la sobriété foncière"). Avec une difficulté toutefois : les intitulés de délégation peuvent ne pas rester pertinents tout au long du mandat.
Au total, la note fournit onze préconisations concrètes. Elle vient compléter plusieurs notes déjà éditées par Le Lierre à l'attention des décideurs locaux, qui portent par exemple sur l'organisation de l'administration ou l'élaboration du plan de mandat.